présenté par : Jacques Cardoze

France : l’ultra-droite passe aux actes     Quand l’alerte ... a été diffusée, qui pouvait imaginer que les ravisseurs présumés de la petite Mia pouvaient avoir agi pour des motivations politiques ? Les premiers éléments de l’enquête le laissent penser : l’enlèvement de la fillette serait un acte de défiance vis-à-vis de l’Etat et des autorités françaises, la traduction dans les actes de théories conspirationnistes chaque jour plus populaires dans la nébuleuse de l’ultra-droite. En exclusivité, notre équipe a pu rencontrer l’un des hommes mis en examen dans cette affaire et interroger celui qui est suspecté d’en être l’organisateur. Depuis la Malaisie où il est visé par un mandat d’arrêt international, Rémy Daillet a accepté de répondre aux questions de Complément d’enquête. Jusqu’où est-il prêt à aller pour atteindre son objectif de « renversement du gouvernement français » ? Car dans les rangs de l’ultra-droite, certains ont choisi de prendre les armes, basculant dans une dérive meurtrière qui inquiète au plus haut sommet de la lutte anti-terroriste. Depuis 2017, policiers et gendarmes auraient déjoué au moins cinq projets d’attentats liés à cette mouvance. Grâce à des documents et des témoignages inédits, révélations sur l’affaire AFO, une organisation démantelée avant d’avoir pu mener ses projets d’attentats. Parmi eux, d’anciens policiers ou des militaires en retraite décidés à lutter contre ce qu’ils appellent « le péril islamique ».
  Un reportage de Stéphane Munka, Jean-Michel Décugis pour TV Presse
  Allemagne : ultra-droite et extrême violence     C’est une image choc qui a ébranlé l’Allemagne et ses institutions. Le 30 août dernier, des centaines de manifestants « anti-masque » forçaient un barrage de police à Berlin et menaçaient d’envahir le parlement. Un coup de force noyauté par l’extrême droite aussitôt dénoncé par les autorités allemandes comme une « attaque insupportable contre (...) la démocratie. » De l’autre côté du Rhin, les services de renseignements sont formels : l’ultra-droite représente actuellement la plus grave menace terroriste dans le pays. Placés sous surveillance, plus de 20 000 individus réputés dangereux mais aussi des partis politiques d’extrême droite dont les discours de haine ont fait de nombreuses victimes au cours des deux dernières années. Février 2020, à Hanau, près de Francfort. Un homme ouvre le feu sur des bars à chicha et tue 10 personnes. Pour les enquêteurs, peu de doute sur les motivations xénophobes du tireur, un homme de 43 ans qui s'est suicidé peu après l’attaque. Quelques mois plus tôt, c’était un membre du parti d’Angela Merkel qui était abattu d’une balle dans la tête par un néonazi. Qui sont ces terroristes d'extrême droite ? Ont-ils été sous-estimés par les services de renseignement ?
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