présenté par : Tristan Waleckx

Visage d’adolescent. Silhouette tassée derrière les vitres de son box.  L’image a fait le tour du monde. Vadim Chichimarine , 21 ans, est le premier soldat russe condamné pour un des 13 000 crimes de guerre présumés dont la justice ukrainienne s’est officiellement saisie.  Marioupol, Irpin, Kramatorsk ou Mothyzyn, autant de noms de villes ou de villages devenus synonymes de drames et de désolation. Mais alors que la guerre continue de faire rage et que les deux camps s’accusent mutuellement d’exactions, voire de manipulations, comment les enquêtes sur de telles atrocités peuvent-elles être menées en toute indépendance ? Et pour quels résultats ? Des vérités judiciaires ou des verdicts très politiques ?  Dans les zones occupées pendant des semaines par les troupes de Vladimir Poutine, les équipes de Complément d’enquête ont recueilli des dizaines de témoignages de rescapés ou de proches de victimes. À l’aide de spécialistes de l’analyse des images publiées sur les réseaux sociaux, notre équipe a pu mettre un visage, et parfois un nom, sur les pseudonymes de plusieurs soldats russes recherchés pour crimes de guerre… et contacter certains d’entre eux.  Dans la banlieue de Kiev, les caméras de Complément d’enquête ont filmé le travail éprouvant des experts de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN). Identification des corps, expertise balistique, analyses ADN, la France les a dépêchés sur place pour aider la justice ukrainienne.  À La Haye, nous avons rencontré les magistrats de la Cour pénale internationale : ils ont missionné 42 enquêteurs en Ukraine, la plus grande opération de recueil de preuves jamais lancée par la CPI.  Généraux, ministres ou chefs d’État, à quel niveau de responsabilité la justice internationale peut-elle remonter ? De telles procédures ont-elles une chance d’aboutir un jour ?    Une enquête de Louis Milano-Dupont, Julien Cholin, Guillaume Couderc et Olivier Broutin 
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