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Chroniqueur : Gilles Bornstein   Gilles Bornstein reçoit Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des transports.     Air ... France-KLM va entamer des pourparlers avec les syndicats français sur une éventuelle réduction de ses effectifs en raison de la crise du coronavirus, a déclaré le directeur général Ben Smith. Pour le secrétaire d'État chargé des transports c’est avant tout des discussions et non directement des suppressions d’emplois. « Il faut dire que le transport aérien subit une crise absolument inédite. Si les Etats n’étaient pas là, la plupart des compagnies aériennes, seraient, dans quelques semaines, en situation de faillite. Pour éviter cela, la France a mis sur la table sept milliards d’euros pour sauver Air France/KLM mais aussi des milliers d’emplois. Je crois que Ben Smith a raison, en lucidité et en transparence, de poser les sujets avec les syndicats pour faire part des difficultés, des incertitudes, il y aura des discussions responsables. »   Ce type de réunion préfigure le plus souvent des plans de licenciements importants. Sans en préciser l'ampleur, Ben Smith a déclaré que l'entreprise avait « déjà identifié » des possibilités de départs volontaires. Le journaliste Gilles Bornstein demande à Jean-Baptiste Djebbari si une entreprise française peut recevoir sept milliards d’euros pour être sauver et en même temps, licencier ses employés. Le secrétaire d’État l’affirme : « sans ce plan, il y aurait eu 50 000 personnes qui auraient été en danger. Aujourd’hui, l’État, en réinjectant de l’argent sur la compagnie, mais aussi sur des milliers d’autres sauve des emplois à travers la France. » « Ben Smith a raison d’être lucide sur la situation d’Air France/KLM et du marché du transport aérien, et je lui fais pleinement confiance pour mener les discussions. »       « Une distribution de masques à usage unique se fera les premiers jours dans les transports en commun »     Le début du déconfinement va se dérouler le 11 mai. Dans les transports en commun, les voyageurs devront porter un masque, respecter les distanciations sociales d’un mètre entre les personnes… Un défi à relever, pour les opérateurs de transport en commun français et les autorités. « Nous attendons 20 à 30% de la fréquentation habituelle. Nous essayons avec la RATP et la SNCF de mettre beaucoup plus de trains afin d’éviter les foules aux heures de pointe. » Jean-Baptiste Djebbari déclare également qu’il faudra une attestation employeur pour se déplacer dans les transports d’Île-de-France, une des régions les plus touchées par le Covid-19. « Il y sera annoté par l’employeur les heures d’arrivées et de départs afin de fluidifier le trafic. Les attestations pourront être contrôlées par les opérateurs de sureté et de sécurité mais aussi par les forces de l’ordre et si, une personne ne la détient pas, elle ne pourra accéder aux transports en commun. » La priorité, pour le secrétaire d’État, est avant tout « d’assurer la sécurité sanitaire dans les transports ». Il assure qu’il y aura une distribution de masques à usage unique pour les personnes qui n’auront pas pu s’en procurer auparavant.