présenté par : Laurent Bignolas

Chroniqueur : Jeff Wittenberg   Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale et ancien ministre de ... l'Intérieur, est l'invité des 4 vérités.   Covid : une tendance à la baisse ?   L'épidémie de Covid-19 semble être stabilisée en France. Avec un plateau très haut (environ 20 000 nouveaux cas par jour), la situation est la même depuis le mois dernier, malgré la menace des variants dits anglais et sud-africain. La décision du gouvernement de ne pas procéder à un reconfinement, partiel ou général, apparaît comme « justifiée à ce jour » d’après l’ancien ministre de l’Intérieur.   Cependant, il est important de rester vigilent, comme le rappelle Christophe Castaner : « Il faut rester attentif et mobilisé ». C'est d'ailleurs pourquoi le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale reste opposé à la réouverture des cafés et des restaurants, réclamée par les professionnels du secteur : « Il faut rappeler pourquoi ils sont à l’arrêt : toutes les études ont montré qu'ils étaient les premiers lieux de contamination. Il faut les accompagner, mais aussi protéger les Français et protéger les cafetiers et restaurateurs ».   En revanche, il se montre plus optimiste pour les lieux de culture, notamment grâce à la tenue de concerts tests qui doivent avoir lieu en mars et avril : « Les expérimentations proposées par la ministre doivent nous apprendre à vivre avec le virus et à nous donner un horizon positif ».   Présidentielle : voter par anticipation ?   Ce mardi 16 février, le gouvernement a déposé au Sénat un amendement permettant le vote par correspondance. Il sera alors possible de voter en avance, notamment pour l'élection présidentielle de 2022.   Pour Christophe Castaner, l'objectif premier de cet amendement est de lutter contre l’abstention : « Si ça permet, sous contrôle et transparence, de donner la possibilité de voter à des personnes qui ne pourrait pas ou n'auraient pas voter en temps normal, c'est important ».   L'ancien ministre de l'Intérieur met également en avant la crise sanitaire, qui oblige le gouvernement à s'adapter : « Autant anticiper et s'en donner les moyens. Le Portugal a élu son président avec 250 000 personnes ayant voté par correspondance ».   Cependant, de nombreuses voix s’élèvent contre cette possibilité, notamment chez Les Républicains. De plus, l'exemple de l'élection présidentielle américaine, qui a vu Joe Biden triompher mais accuser de fraudes dus aux votes par correspondance, n'incite pas à la confiance. Christophe Castaner refuse de comparer les deux situations : « Chaque état américain a son système de vote, ce n'est pas pareil. Tout ce qui permet de favoriser le vote n'est pas une tambouille ». 
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