présenté par : Laurent Bignolas

Chroniqueuse : Caroline Roux      Ce matin, Caroline Roux reçoit Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. Invité ... sur le plateau des 4 vérités, il nous livre son éclairage sur la crise sanitaire qui secoue notre pays.     Vaccination : du retard à l’allumage     Alors que le laboratoire britannique AstraZeneca a annoncé d'importants retards dans la livraison de son vaccin à l'Union européenne au premier trimestre, Bruxelles met la pression au géant pharmaceutique pour qu'il tienne ses engagements. En France, ce retard risque d'avoir des conséquences importantes sur la campagne de vaccination. Selon le ministère de la Santé, le pays ne devrait recevoir d'ici mars que 4,6 millions de doses au lieu des 15,9 millions initialement prévues. Or, le vaccin d’AstraZeneca était un rouage essentiel de l'ouverture de la campagne au grand public. Pour autant, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes refuse de se montrer alarmiste : « ce sont des mauvaises nouvelles, mais qui ne sont pas supplémentaires […] Je sais qu’il y a une impatience, qu’on veut tous que les doses arrivent le plus vite possible […] Mais, les retards qui ont été constatés au mois de février seront rattrapés au mois de mars », promet Clément Beaune.    Tous les éléments semblent converger vers une montée en puissance dans les mois à venir. « Il y a eu sept millions de doses arrivées au mois de Février, constate Clément Beaune. On va doubler, plus que doubler les doses d’ici la fin du mois de Mars. Et on va arriver à 35 millions de doses au mois d’avril. C’est ça, la réalité aujourd’hui. »     Réussira-t-on à vacciner toute la population ?   L’Europe a fait son mea culpa et a expliqué avoir été « trop optimiste » sur les livraisons de vaccin, « trop confiante ». Et pour cause, 4 % de la population européenne a été vaccinée. Des chiffres nettement en dessous des 12 % aux États-Unis et des 23 % au Royaume-Uni. Comment expliquer un tel retard ? « Le problème qu’on a aujourd’hui, c’est un problème de production et de livraison. Ces dernières années, on n’a sans doute pas assez investi dans la production et le développement des vaccins. C’est un retard industriel qu’on doit rattraper et qu’on s’efforce de rattraper. »     Olivier Véran a affirmé au mois de janvier que 70 millions de personnes seraient « en mesure » d’être vaccinées d'ici fin août 2021, au crépuscule de l'été. Un projet toujours d’actualité ?   « Oui ! Le président de la République a pris un engagement, de tout faire, de se battre pour que tous les adultes en France, s’ils le souhaitent, puissent avoir accès au vaccin d’ici la fin de l’été » répond sans convaincre Clément Beaune.     La liberté de circulation mise à mal en Europe ?     Avec la propagation du Covid-19 en Europe, l’Union européenne a peiné à imposer une politique commune aux frontières. « Au printemps dernier, il y a eu des fermetures unilatérales non coordonnées, explique Beaune. Ce que je fais au quotidien, c’est me battre pour que les frontières françaises, avec l'Allemagne ne soient pas fermées. Et là-dessus, j’ai bon espoir. Il y aura des échanges ce matin même pour éviter que nos compatriotes en Moselle, dans le Grand-Est soient affectés. Car j’insiste : on dit que la libre-circulation en Europe est une sorte de luxe pour des gens qui se promènent, qui se baladent. Sauf que les frontaliers, ils ne se baladent pas. Ils vont bosser. Donc moi je ne veux pas qu’on les empêche de travailler ».
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