présenté par : Thomas Sotto, Julia Vignali

Chroniqueur : Thomas Sotto    Thomas Sotto reçoit Xavier Bertrand, candidat à l'élection présidentielle, dans Les 4 vérités .   À l’approche du congrès du 4 décembre 2021, qui investira le candidat estampillé Les Républicains à l’élection présidentielle, les candidats continuent de rencontrer leurs militants et sympathisants à travers la France. En tête dans les sondages à droite, Xavier Bertrand a finalement décidé de rallier les rangs des LR alors qu’il avait claqué la porte en 2017 et s’était déclaré candidat à la présidentielle sans en passer par un départage interne. Il est notamment opposé à d’autres prétendants au poste suprême comme Valérie Pécresse, qui a elle aussi récupéré sa carte LR, Éric Ciotti ou encore Michel Barnier. Le président des Hauts-de-France appelle à l’unité. « Je veux rassembler les Français, mais avant, je souhaite rassembler ma famille politique », a-t-il affirmé au micro de Thomas Sotto sur le plateau des 4 vérités mardi 2 novembre sur France 2. Il l’assure : il soutiendra le vainqueur de cette « primaire qui ne dit pas son nom ». « Quel que soit le candidat qui sera retenu, nous serons tous avec lui. Si je suis celui-ci, j’ai bien l’intention de faire campagne, de redresser le pays, de gouverner avec les uns et avec les autres », a-t-il affirmé, ne souhaitant pas commenter le cas Zemmour, tant que celui-ci n’est pas candidat. »Depuis plusieurs mois, dans le sillage du Brexit, le bras de fer entre la France et Royaume-Uni autour des licences de pêche s’est intensifié. Lundi 1er novembre, le chef d’État français, Emmanuel Macron a finalement annoncé un report de 48 heures des sanctions à l’égard des Britanniques, souhaitant « donner une chance » aux discussions. Ainsi, rien ne sera décidé avec la réunion ministérielle, prévue jeudi 4 novembre à Paris, à laquelle David Frost, le ministre des Affaires européennes britannique, chargé du Brexit, est convié. Pour Xavier Bertrand, la France doit se montrer ferme. « Je veux bien les 48 heures de plus, mais il va falloir être dur avec les Britanniques. Si vous n’êtes pas prêts à faire un bras de fer très dur avec eux, vous perdez à coup sûr », a expliqué Xavier Bertrand. Pour l’élu du Nord, le gouvernement « se réveille un peu tard ». Il se dit favorable à l’isolement des Anglais. « Je ne veux pas rentrer en guerre commerciale mais je ne veux pas non plus que les pêcheurs français disparaissent », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Derrière nos pêcheurs, c’est toute la filière de la pêche qui est pour nous très importante ». Il plaide également pour une augmentation massive des prix de l’électricité sur les îles britanniques de Jersey et Guernesey (qui sont fournies en électricité par le France NDLR). L’objectif : « Que le gouvernement britannique comprenne et change d’attitude ».     Valoriser une société du travail     S’il est élu, Xavier Bertrand veut instaurer une prime pour qu’aucun travailleur ne gagne moins de 1500 euros nets par mois. Sur le sujet, il compte bien s’appuyer sur son bilan dans sa région. Une mesure qu’il estime compatible avec la maîtrise des déficits et le remboursement de la dette. Le candidat veut valoriser le travail et souhaite briser le « plafond de verre » qui empêchent le franchissement des classes. « Je crois à une société du travail. Mais si nous ne permettons pas de retrouver de l’espoir à ceux qui travaillent, notre pays ira dans le mur. Il faut casser ce système figé de la société française ».     Mardi 2 novembre, Emmanuel Macron a présenté, sur le réseau social Facebook, les détails du « contrat engagement jeune », une aide financière pour les 16-25 ans qui sont sans formation ni emploi. « Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Les jeunes veulent un emploi. Le président ne se soucie pas du long terme. Il fait campagne avec le chéquier de la France, c’est insupportable », estime Xavier Bertrand, qui propose de son côté : « Un premier travail, un premier logement pour assurer l’autonomie et de la mobilité pour ceux qui n’habitent pas dans le cœur des métropoles », sur le même modèle que sa politique régionale.
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