présenté par : Damien Thévenot, Maya Lauqué

Chroniqueur : Jeff Wittenberg    Jeff Wittenberg reçoit Benjamin Cauchy, ancien porte-parole des Gilets jaunes et soutient d'Éric Zemmour, dans Les 4 vérités.   De Gilet jaune à membre du comité de soutien à la candidature d’Éric Zemmour    Il y a trois ans, la révolte des « Gilets jaunes » naissait contre l’escalade des prix du carburant. Figure emblématique du mouvement, Benjamin Cauchy change de bord et soutient aujourd’hui la candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle de 2022. Après une lutte acharnée pour sauver le pouvoir d’achat, son combat politique se tient désormais au côté du polémiste. De la révolution Gilets jaunes au soutien d’un candidat controversé concentré sur la question identitaire, c’est une rupture radicale. Pourtant, l’ancien commanditaire du mouvement perçoit une continuité étroite entre ses revendications militantes de l’époque et les propositions du potentiel candidat : « Les problèmes de logement, le pouvoir d’achat, la mobilité, Éric Zemmour parle de choses extrêmement concrètes » explique notre invité au micro de Jeff Wittenberg. Si Éric Zemmour aborde des sujets ostensiblement similaires à ceux des manifestants, la racine du problème détonne. Pour l’ancien journaliste Cnews, le mal français réside dans le poids grandissant de l’Islam justifiant sa volonté de renvoyer deux millions d’étrangers dans leur pays, des doléances bien loin de celles portées par Benjamin Cauchy il y a trois ans. Le toulousain affirme que ces mouvements « sont complémentaires » et motivés par un « sentiment de déclassement » commun. Selon notre invité, « il faut savoir dire stop » à l’immigration pour résoudre la crise des logements au nom de la « préférence nationale ». Basculé dans la radicalité, serait-ce la conséquence d’un bilan des Gilets jaunes en demi-teinte ? Depuis septembre 2018, l’ex-porte-parole des Gilets jaunes déplore le manque d’investissement du gouvernement pour honorer ses promesses : « rien n’a été abouti » s’exclame-t-il. Tombé dans une profonde « lassitude », ce mouvement populaire pâtit de sa perte de vitesse et « ne conduit plus à une adhésion de l’opinion publique ». Pour contester et achever ce bras de fer entre militants et gouvernement, « il faut passer des ronds-points aux urnes, passer de cette contestation à chasubles aux bulletins de vote » clame le militant Debout la France.    Zemmour 2022 : une officialisation tardive qui questionne    Une question reste suspendue sur toutes les lèvres : à quand l’officialisation de la candidature d’Éric Zemmour ? Un vrai-faux suspens qui tend l’électorat. Si le polémiste se soustrait à toutes les représentations publiques comme les candidats en lice pour l’Élysée, rappelons qu’il n’a toujours pas officialisé sa candidature. De Londres à Genève, le potentiel candidat peine à faire entendre sa voix auprès des élus qui se refusent pour certains à prêter des salles publiques. Désaveu ou désamour ? Pour Benjamin Cauchy, cela ne freine en rien la popularité grandissante du principal concerné.    Tandis que l’on assiste progressivement à une reprise épidémique malgré la campagne de vaccination, Éric Zemmour se mure dans le silence sur la question sanitaire. Loin de ses compatriotes Gilets jaunes qui ont pour certains rejoint le mouvement anti-vax, Benjamin Cauchy soutient la poursuite de la campagne vaccinale pour les personnes à risque et affirme que « la vaccination est utile ». En revanche, il dénonce « le contrôle aux frontières », selon lui, responsable du regain de la pandémie au détriment des 75% de vaccinés.
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