présenté par : Thomas Sotto, Julia Vignali

Chroniqueuse : Caroline Roux    Caroline Roux reçoit Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, dans les 4 vérités.   an id="m_4374337468414485869gmail-m_1797168599791012893p0">La colère ne retombe pas en Guadeloupe. En marge du mouvement social contre l’obligation vaccinale du personnel soignant, les violences continuent de sévir. La nuit dernière, les forces de l’ordre ont été visées par des tirs à Pointe-à-Pitre. Lundi 22 novembre, l’exécutif a vivement condamné les violences en marge de cette contestation sociale. À l'issue d'une réunion en visioconférence avec les élus de l'île antillaise, le Premier ministre Jean Castex a « condamné avec la plus extrême fermeté » les violences et a annoncé la création d'une « instance de dialogue » afin de « convaincre et d'accompagner individuellement, humainement » les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. « Chaque nuit, malheureusement, il y a des violences importantes en Guadeloupe. Ce sont des personnes déjà défavorablement connues des services de police et de la Justice qui se servent de cette crise pour s’exprimer dans la violence. La réponse du gouvernement est implacable et ferme », a estimé Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, qui a annoncé qu’il se rendrait sur place sans en préciser la date. « Je conteste cette politique spectacle qui consiste à s’agiter devant les caméras. Évidemment, nous irons en Guadeloupe », a-t-il affirmé.   Le ministre est ferme :  il n’y aura pas d’aménagement sur l’obligation vaccinale du personnel soignant et des pompiers. Cependant, le gouvernement et les élus locaux réfléchissent à des solutions sociales pour aménager la reconversion des 1400 personnes suspendues suite à leur refus de se faire vacciner.   En Guadeloupe, 30 % de la population vit avec moins de 1000 euros par mois et un tiers des jeunes de l’île est sans emploi. Le président de la région Guadeloupe, demande, ce mardi 23 novembre, un « plan Marshall », à l’image de ce qui a été fait à Marseille, en septembre dernier. « On est en train de faire un rattrapage, mais cela prend du temps », a plaidé Sébastien Lecornu, rappelant son engagement. Faut-il craindre une généralisation des contestations sociales dans les Antilles ? « Le malaise est profond, ancien et il faut y répondre avec beaucoup de force », a assuré l’élu.     Nouvelle-Calédonie : le référendum maintenu      Autre sujet brûlant : le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie qui doit se tenir le 12 décembre prochain, et ce, malgré le souhait des indépendantistes de reporter le scrutin en raison de la crise du Covid-19. Les groupes indépendantistes ont déjà annoncé qu’ils ne participeront pas au vote. « Il faudra regarder les résultats des deux premières consultations qui montrent le clivage de la société calédonienne », a conclu le ministre qui se rendra également en Nouvelle-Calédonie.
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