présenté par : Thomas Sotto, Julia Vignali

Chroniqueuse : Caroline Roux   Caroline Roux reçoit Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, dans Les 4 vérit és.   A dix jours du second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen repartent sur le terrain. Mardi 12 avril, un nouveau sujet s’est invité dans les débats : faut-il revenir au septennat ? Les deux candidats y sont plutôt favorables, mais pas selon les mêmes modalités. La candidate RN se dit favorable à l’utilisation du référendum. De son côté, le président-candidat se dit favorable à la création d’une « commission transpartisane, avec toutes les sensibilités politiques, qui puisse soumettre aux deux assemblées une proposition de réforme de notre constitution. Ce n’est pas une proposition, c’est une réflexion instruite par l’expérience. On ne peut pas changer notre Constitution par référendum direct », explique Emmanuel Macron, invité des 4 Vérités, mercredi 13 avril, sur France 2. « Quand on a une constitution, on en respecte les règles. Malgré tous les efforts, le vrai visage de l’extrême-droite revient. Un visage qui ne respecte pas les libertés, le cadre constitutionnel, l’indépendance de la presse et les droits fondamentaux », a-t-il précisé, au micro de Caroline Roux.       Mardi 12 avril, le président sortant a reçu le soutien de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Néanmoins, aucun « accord » n’a été passé. « Je me félicite du soutien de Nicolas Sarkozy qui a été très clair et marque un soutien d’adhésion, tout comme Lionel Jospin, Bertrand Delanoé ou Bernard Cazeneuve le même jour. Pour avancer, il faudra prendre en compte toutes ces sensibilités », affirme le candidat LREM. En vue des prochaines élections législatives, Emmanuel Macron se dit prêt à composer avec d’autres forces politiques et ouvre la porte à ceux qui « veulent travailler avec lui ». « Le fait majoritaire ne suffira pas. Je suis très lucide. Les fractures du pays font que je serai conduit à devoir, non pas uniquement chercher à avoir la majorité à l’Assemblée, mais à bâtir une capacité à rassembler des forces politiques qui ne pensent pas totalement comme moi sur tous les sujets, mais qui seraient prêtes, sur une série de réformes, à travailler avec moi ».     Sur l'écologie, son objectif est clair : « sortir de la dépendance aux énergies fossiles venant de Russie ou de pays avec lesquels nous pouvons avoir des risques géopolitiques ». Pour cela, l’actuel locataire de l’Élysée propose notamment, un programme de sobriété, de déploiement des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’un programme nucléaire pour favoriser l'électricité. « Le projet d’extrême droite de Marine Le Pen est une absurdité à la fois budgétaire et énergétique », a-t-il déclaré. S’il assure « croire au socle de son projet » sur ces questions, le candidat LREM se dit ouvert à l’amender avec ce que proposent d’autres candidats. « Tout ce que je peux faire pour aller plus vite et pour intensifier les choses, je le prendrai ».     Départ à la retraite : pour un recul de quatre mois chaque année     S’il se dit prêt à réformer le pays, sur les retraites, le président sortant ne rabat « aucun millimètre d’ambition ». « Je veux des progrès sociaux pour notre pays », assure-t-il. Il dit aussi vouloir poursuivre la baisse des impôts. Or, selon lui, un tel programme est faisable « en continuant d’aller vers le travail et le plein emploi » mais aussi en « travaillant plus longtemps ». Pour cela, il se dit favorable à « décaler l’âge du départ à la retraite de quatre mois chaque année ». « On arrivera à 64 ans autour de 2027 et 2028. J’ai entendu l’angoisse des gens », assure-t-il. Sur le pouvoir d’achat, alors que Marine Le Pen se dit favorable à une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, Emmanuel Macron veut baisser les coûts pour les agriculteurs et mettre en place un dispositif de chèque alimentaire pour accompagner les ménages qui en ont besoin.     Enfin, Emmanuel Macron a condamné l’action russe en Ukraine, mais a cependant refusé de qualifier cela de « génocide », comme l’a fait Joe Biden. « Une chose que l’on peut dire de manière sûre, c’est que la situation est insupportable, que ce sont des crimes de guerre inédits, d’une brutalité inouïe. Néanmoins, je veux encore essayer de pouvoir arrêter cette guerre. Je ne suis pas sûr que l’escalade des mots soit une bonne chose », a-t-il conclu.
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