présenté par : Thomas Sotto, Julia Vignali

Chroniqueuse : Caroline Roux   Ce matin, Caroline Roux reçoit Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, dans les 4 vérités.   Après des semaines de mystère et de rumeurs, lundi 16 mai, Élisabeth Borne a finalement été nommée Première ministre. C’est la première fois, depuis 30 ans avec la désignation d’Edith Cresson en 1991, qu’une femme accède à ce poste. Si cette nomination a été saluée par de nombreuses personnalités de la classe politique, de son côté, Roselyne Bachelot estime que cela « devrait être un non-événement ». « Cela corrige une anomalie spécifique à la France et à nos institutions très verticales et patriarcales. Pour autant, cela ne règle pas la condition sociale de toutes les femmes », nuance Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, invitée des 4 Vérités, mercredi 18 mai, sur France 2. La nouvelle cheffe de l'exécutif est notamment attendue sur la question des droits des femmes. « On attend qu’elle soit investie sur ce sujet, qu’elle porte une série de revendications qui viennent de la société civile et qu’elle corrige les injustices dont les femmes sont victimes », déclare l’ancienne ministre de la Santé. Pour elle, cela passe notamment par l’augmentation du SMIC. « Pas moins de  62% des smicards sont des femmes. Son augmentation, c’est augmenter le salaire des femmes qui ont les moindres rémunérations. Ce serait une belle mesure pour réduire les inégalités », estime-t-elle. Malgré les différentes étiquettes politiques, Laurence Rossignol l’assure : elle soutiendra la nouvelle première ministre si cette dernière est victime de sexisme. « Nous serons à ses côtés. Quand une femme est victime de sexisme, on la soutient. Il y a mille raisons de critiquer la politique d'Emmanuel Macron, mais sur Élisabeth Borne, il faudra que ces critiques restent politiques ». L’L'ancienne ministre du Travail doit annoncer la composition de son gouvernement dans les jours qui viennent.     Eric Piolle : « quel crétin »     Depuis lundi 16 mai, la mairie de Grenoble autorise le port du burkini dans les piscines municipales. Depuis, cette mesure crée la polémique au sein de la classe politique. A droite comme à gauche, les oppositions sont nombreuses. « Quel crétin ! », a lâché Laurence Rossignol. « Il a tort et il pollue toute la campagne de la gauche », renchérit-elle. « La république protège la liberté de culte, mais doit résister aux revendications religieuses qui sont sans fin », estime-t-elle, s’insurgeant contre ce qu’elle considère comme du prosélytisme. De son côté, le maire de Grenoble, Eric Piolle a qualifié cette mesure de féministe. « Il est à côté de la plaque », commente l’élue, estimant que l’édile est tombé dans le « piège » de certaines «  associations politiques ». Favorable à une gauche unie, elle déplore néanmoins un « déni de ce qu’est l’offensive religieuse dans le pays », dans une partie de la gauche.
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