Les 4 vérités - Patrick Mignola La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Damien Thévenot, Maya Lauqué

Chroniqueur : Jeff Wittenberg    Jeff Wittenberg reçoit Patrick Mignola, président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, dans Les 4 vérités.   Emmanuel Macron s’est exprimé dans la presse quotidienne, une première prise de parole dans les médias depuis sa réélection à l’Élysée durant laquelle il a balayé les sujets de préoccupation de ce début de quinquennat. Durant ces entrevues avec plusieurs quotidiens régionaux, le Président de la République a annoncé la création d’un « Conseil national de la refondation », référence directe au Conseil national de la résistance d’après-guerre. Avons-nous atteint un seuil critique ostensiblement similaire à celui de 1945 pour en arriver à la création d’un tel conseil ? « Je crois qu’il nous reste une semaine pour convaincre les Français que le scrutin de dimanche prochain est un scrutin important. On est au lendemain d’une grande crise sanitaire internationale avec toutes les conséquences qu’elle nous a fait vivre, on est en plein dans une guerre aux portes de l’Europe. Il faut évidemment qu’on reconstruise ce pays » affirme Patrick Mignola, président du groupe Modem à l’Assemblée Nationale, qui se dit en faveur de cette initiative de rassemblement des politiques et des acteurs publics. Invité sur le plateau des 4 vérités ce samedi 4 juin 2022, le député souhaite réintégrer les corps intermédiaires dans le débat pour créer de l’unité et de la cohésion entre les territoires et surtout donner une nouvelle impulsion à « une démocratie malade », fragilisée depuis ces 30 dernières années. Comment consolider les bases de cet État démocratique estropié par les crises successives ? « Ça passe par des méthodes techniques et des modes de scrutin nouveau […] mais ça passe aussi par une capacité à associer, à concerter, à retrouver un débat apaisé » défend notre invité qui souhaite ouvrir le dialogue avec tous les courants de pensées après avoir constaté une réelle « violence » dans le débat public : « on admet plus que l’autre puisse avoir un avis différent de soi ». Après cette annonce du Président de la République, les mouvements syndicales et l’opposition n’ont pas tardé à réagir avec une première critique liée à la référence de la résistance. En effet, certains syndicats dénoncent l’instrumentalisation de ce conseil pour faire passer la fameuse réforme des retraites par un passage en force, loin des convictions politiques défendues par le conseil de la résistance dans une dynamique progressiste. « Comment on protège le modèle social français ? Le modèle social français c’est le système des retraites par répartition qui nous faut effectivement sauver » et ce au prix du report de l’âge de départ à la retraite, concède l’ancien maire de la Ravoire.   Législatives : Jean-Luc Mélenchon progresse    Parmi les détracteurs de la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de la gauche proposent la restauration de la retraite à 60 ans, un argument massue qui pèse sur les sondages en faveur de la NUPES. Pour Patrick Mignola, il faut « repenser la manière de travailler » pour réorganiser la société du plein emploi et de l’inflation avec des progrès sociaux.   Dans cet interview accordée aux quotidiens régionaux, Emmanuel Macron a attaqué ses adversaires qu’il accuse de « désordre et de soumission » en préparant des alliances stratégiques notamment avec la Russie. Tandis que le chef de file de la NUPES se rapproche de Matignon, le Président réfute cette hypothèse et refuse de cohabiter avec l’extrême-gauche de Mélenchon. « Quand on perd une élection, je pense qu’il ne faut pas organiser une démocratie parallèle » argue notre invité. Si Jean-Luc Mélenchon parvient à obtenir la majorité, quelle alternative est offerte à Emmanuel Macron, accusé d’abuser de la Constitution ? « Si je suis ici, c’est précisément pour qu’Emmanuel Macron ait le choix de ne  pas choisir J-L Mélenchon, roi auto-couronné de cette gauche parallèle », fustige l’ancien conseiller général de la Savoie.    Le gouvernement Borne a réduit son casting ministériel. Sur les cinq ministres du Modem, il n’en reste aujourd’hui plus que deux pour représenter les couleurs du parti de François Bayrou. « Nous avons sagement évité une sur représentation excessive » commente notre invité qui y voit une opportunité de mieux discuter entre gouvernement et parlement.
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