J'm'en sortirai toujours La vidéo n'est pas disponible

réalisé par : Johann Michalczak et Virginie Saclier

Amandine, Nathan et Raphaël sont des jeunes comme les autres seulement, ils n’ont pas de diplôme. Alors ils avancent de pla n B en plan B dans leurs vies professionnelles, en s’appuyant sur les savoir-faire qu’ils acquièrent en chemin. Actifs dès leur majorité, ils ne sont pas résignés et continuent inlassablement à chercher leur étoile. Amandine, ouvrière chez Michelin, voudrait progresser en interne. Nathan a trouvé sa voie dans la musique mais ne peut pas encore en vivre. Raphaël lui, est manœuvre en aménagement paysager et rêve d’être son propre patron. Aujourd’hui ils veulent juste faire un boulot qui leur plaise et qui leur permette de vivre, un travail qui ne soit pas trop répétitif et où l’ambiance est bonne. C’est peu demandé, mais même ça, ils ont du mal à le saisir ou à le tenir. Alors, ils s’accrochent à ce qui les fait vibrer et à ce qui leur est accessible. Ils sont courageux, volontaires, mais ils semblent un peu perdus dans ce monde où l’argent aboli leurs rêves. Ce sont des jeunes qui ne sont pas désenchantés mais qui semblent perméables à la morosité de notre société. La question de l’école où ils ont échoué révèle comment ils n’ont pas su s’y construire d’objectifs et l’envie d’un avenir. On ressort de ce film imprégné d’une forte sollicitude envers ces jeunes qui ont loupé quelque chose, qui n’ont pas su prendre l’ascenseur social de l’école, parce que cela ne leur correspondait pas. Mais au fond ils savent très bien qui ils sont. Ce qu’ils ne savent pas, c’est ce qu’ils valent. Pourquoi s’inquiéter puisqu’ils savent mieux que les autres passer à autre chose et qu’ils restent convaincus qu’ils s’en sortiront toujours ? « J’m’en sortirai toujours » fait le portrait d’une précarité difficilement soutenable quand on sait qu’Amandine, Nathan et Raphaël n’ont même pas 25 ans.
Fermeture de la bannière
Découvrez l’application France TV installer
Télécharger l'application France tv