LA BONNE ÉPOUSE de Martin ProvostAvec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, ... Edouard Baer et François Berléand.  Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?   « La Bonne épouse » est né d’une rencontre. Martin Provost avait loué un été une maison dans le Cotentin qui appartenait à une dame de 80 ans. Elle lui a raconté comment elle avait décidé, après la guerre, de ne pas faire d’études, contre l’avis de ses parents, parce qu’elle préférait aller à l’école ménagère pour rester avec ses copines. Le réalisateur se rappelle : « Je ne savais pas exactement ce qu’était une ‘école ménagère’, mais l’entendant me parler de son expérience, j’ai vu des images défiler. Avec ma co-scénariste Séverine Werba, nous avons tout de suite lancé des recherches. Oui, il y a bien eu une époque où l’on enseignait aux jeunes filles à devenir des épouses parfaites. Autour de nous, des témoignages directs attestaient de cette époque révolue et en même temps pas si lointaine. Aux archives de l’INA, nous avons même déniché des documentaires étonnants sur ces écoles. Je me souviens de ma stupeur quand une présentatrice de l’époque, sosie de Denise Fabre, racontait avec beaucoup de sérieux qu’une repasseuse digne de ce nom ne pouvait terminer ses deux années d’apprentissage que par la chemise de monsieur, qui consacrait en elle la bonne épouse. »   Dans ces précédents films, Martin Provost revient avec un nouveau film qui traite d'émancipation féminine, mais cette fois-ci de manière plus légère. Le metteur en scène explique d'où lui vient son intérêt pour cette thématique : « Cela vient de mon histoire sans doute, puisque je me suis violemment opposé à mon père, pour qui la domination masculine était légitime. C’est aussi cette opposition qui m’a poussé à quitter ma famille très jeune, et à faire les films que je fais. « La Bonne Epouse » est certainement le film qui me ressemble le plus. C’est mon film le plus libre, mais aussi peut-être, et contrairement aux apparences, le plus engagé. »   Martin Provost a situé l'intrigue de « La Bonne épouse » en 1967-1968, parce qu’après 1970-71, toutes les écoles ménagères ont disparu. Il précise : « Et il y en avait énormément jusque-là. Des grandes, des petites, quelques écoles plus bourgeoises, mais surtout des écoles dites rurales, puisque la France était encore à 30% rurale. C’est une donnée très importante. Il y avait Paris, et la Province. Mai 68 va tout faire voler en éclat: c’est le point de départ d’une formidable prise de conscience, qui allait accélérer le mouvement d’émancipation des femmes. »   Le réalisateur revient sur le casting : « J’ai écrit le rôle de Paulette pour Juliette (Binoche). J’avais très envie de travailler avec elle. C’est une comédienne étonnante, en constante recherche et qui est capable de prendre tous les risques. Elle a le désir profond de se surpasser, je n’avais aucun doute qu’elle serait une Paulette idéale. Je connaissais par ailleurs sa passion pour la danse et je savais qu’elle pouvait chanter. Sur le plateau elle est d’une sincérité absolue, c’est la générosité même. Toujours attentive, concentrée, disponible. Et elle est incroyablement concrète. Elle est irrésistible de drôlerie dans le film. C’est tellement rare d’être capable de passer aussi vite du rire aux larmes. C’est mon troisième film avec Yolande (Moreau), qui est plus qu’une amie, une soeur. Qui d’autre pouvait incarner cette belle-soeur éthérée et fantaisiste, qui vit comme dans un monde parallèle à celui imposé par tous les mâles de sa famille depuis des générations. Yolande est quelqu’un d’une grande délicatesse, plein de poésie. Le tandem qu’elle forme avec Juliette est très émouvant. Quant à Noémie (Lvovsky) nous nous connaissions à peine mais j’ai vu immédiatement en elle Marie-Thérèse. Quand je lui ai proposé le rôle, elle était ravie, un peu terrifiée aussi. Mais elle a joué le jeu à fond et sa composition est bluffante. Edouard Baer me touche par son intelligence et son charme, et surtout, cette grande fragilité qu’il cache derrière cet humour imparable. J’ai eu un plaisir fou à travailler avec lui, car nous avons les mêmes références, les mêmes goûts. Il est très à l’écoute et il s’est laissé glisser dans la peau d’André, l’homme nouveau. François Berléand excelle dans le rôle de Robert qu’il a tout de suite accepté, très amusé, bien qu’il soit bref. Robert est le personnage pivot du film, il incarne le mâle dominant de cette époque, veule à souhait, symbole du patriarche qui vit aux dépens des femmes. »    UN FILS de Mehdi M. BarsaouiAvec Sami Bouajila, Najla Ben Abdallah et Youssef Khemiri  Farès et Meriem forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé.   Prix de Meilleur acteur pour Sami Bouajila à la Mostra de Venise Prix Spécial du Jury Salah Abou Seif + Le Prix UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) + Le Prix du meilleur film arabe au Festival International du Film du Caire   Après le divorce de ses parents survenu lorsqu'il était très jeune, Mehdi M. Barsaoui s'est beaucoup interrogé sur la question de la filiation et des liens du sang… D'où la volonté de faire un drame centré sur ces questions. Il confie : « Et quand j’ai grandi, j’ai commencé à réfléchir à ces liens du sang qui lient les membres d’une famille. Comment définit-on un parent ? En quoi consiste la parentalité ? Est-ce que la reproduction génétique fait de nous un parent ? Ces questions ont pu être à l’origine de ce scénario. »   Le film se déroule en 2011, une année qui a été charnière sur les plans politique et social en Tunisie, et plus précisément en août et en septembre, sept mois après la révolution. En optant pour ce cadre spatio-temporel, Mehdi M. Barsaoui a pu ajouter un contexte social et historique à l’histoire d' « Un fils ».   Le réalisateur explique : « Au départ, je n’avais pas la prétention de vouloir parler de la révolution : je n’en avais ni les connaissances nécessaires ni les moyens. Je ne suis ni historien ni politologue. Ce qui m’intéressait, c’étaient les répercussions que la vie politique pouvait avoir sur une famille d’allure classique. Et c’est la raison pour laquelle cette histoire se déroule quelques mois après la chute de Ben Ali, et quelques semaines avant celle de Khadafi, exécuté en octobre. De grands changements ont eu lieu dans cette partie du monde et je voulais que mes personnages évoluent à cette période précise. Et à la fois, je ne voulais pas trop pousser cet aspect-là. »   Le réalisateur a souhaité que son film soit à la fois un mélodrame, un drame conjugal et un film politique. Pour articuler ces différentes formes, il a mis 4 ans pour développer son scénario et comme il s’agissait d’un premier film, il a participé à plusieurs ateliers d’écriture pour parfaire sa technique : « A chaque fois, j’ai travaillé sur les différentes couches. Je me suis d’abord concentré sur l’intrigue principale, puis j’ai travaillé les éléments secondaires avant de donner de la chair en y ajoutant le contexte politique. Et pour finir, j’entrais dans la partie plus intime du couple. Tout en gardant à l’espritque le film ne traite pas simplement de la paternité, mais aussi de la maternité et de l’adultère. A un moment, je me suis senti quelque peu désorienté et j’ai décidé de faire appel à Magali Negroni comme consultante. Elle a été un soutien important pour moi car elle m’a permis de me recentrer sur les fondamentaux en évitant que le drame ne se transforme en mélo et que le pathos ne prenne toute la place. »   Mehdi M. Barsaoui a opté pour une mise en scène très sobre. Le metteur en scène a cherché à refléter la réalité en évitant d'avoir recours à des artifices. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas, dans le film, des plans réalisés avec des grues et autres mouvements de balayage de caméra. Il ajoute : « Je voulais une caméra à l’épaule qui soit au plus près des personnages, qui court avec eux et fasse ressentir leur douleur. Rester focalisé et centré sur ces personnages, c’est un choix que j’ai fait dès le départ. Même pour les paysages, je n’ai pas cherché à les embellir. Le désert comme la douleur devaient être montrés comme tels. La force des personnages se suffisait à elle-même ; si nous avions trop chargé la mise en scène, il y aurait eu trop de pathos, ce que je voulais éviter à tout prix. »   Le réalisateur revient sur le casting : « Sami a un tel charisme, il est l’archétype de l’homme qui rassure. Le personnage qu’il interprète a du succès, il s’exprime bien, il ne contrôle pas sa femme, il n’est pas jaloux de sa réussite. Au contraire, il en est fier. C’est quelqu’un de bien à tous égards. Mais dès que le drame se profile, ses faiblesses se révèlent. Et Sami est un acteur malléable, c’est un vrai caméléon. Impossible de le ranger dans une case. Est-ce un gentil ? Un méchant ? J’aime les acteurs de sa trempe. Il s’est vraiment investi dans le rôle. Du moment où on a commencé les lectures, et pendant toute la préparation ensemble, j’ai appris à le connaître. Il accepte sa fragilité et il ne tente pas de la dissimuler. Il est authentique et honnête. Il était parfait pour le rôle de Fares. »   Puis concernant Najla Ben Abdallah qui joue le rôle de Meriem : « Elle avait un peu moins d’expérience. Elle avait fait un peu de télévision, d’où sa notoriété en Tunisie. Je l’ai choisie au bout de plusieurs mois de casting, ça a duré presque sept mois en tout. Je dois dire que je déteste les auditions classiques au cours desquelles on demande à un acteur de jouer une scène du film devant la caméra. Je ne voulais pas travailler avec un directeur de casting, j’ai tout fait moi-même. Bien sûr, j’ai rencontré un nombre incalculable de candidates. Je leur racontais rapidement l’histoire, je leur parlais un peu du personnage. Mais plutôt que de leur faire jouer une scène du film - car je suis toujours déçu par ce processus par lequel on trouve rarement la bonne énergie et le bon rythme - je leur demandais de jouer une scène que j’avais complètement inventée dans laquelle je jouais le mari et elles la femme. Sans aucune préparation. Juste sur le moment. Et c’était filmé. Le bout d’essai de Najla a duré dix-sept minutes, et sur cette durée, j’ai pu voir toutes les facettes du personnage. Je l’ai vue pleurer, crier, rester muette, bouleversée… En bref, j’ai vu Meriem. »     *****BONUS*****     VIVARIUM de Lorcan FinneganAvec Imogen Poots et Jesse Eisenberg   Ce film fait l’objet de l’avertissement suivant : « En raison du climat oppressant, ce film peut heurter la sensibilité d’un jeune public ».   A la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement.   Grand Prix Nouveau Genre à l’Etrange Festival Prix Fondation Gan à la Diffusion à la Semaine Internationale de la critique à Cannes   Le réalisateur revient sur sa note d’intention : « Devenir propriétaire n’est une aubaine que lorsqu’on se croit dans un conte de fées. Les publicités insidieuses vous promettent une vie idéale, une version fantasmée de la réalité à laquelle nous finissons par aspirer. Elle devient presque l’appât d’un piège dans lequel nombreux d’entre nous sont tombés. Une fois pris au piège, nous travaillons toute notre vie pour payer nos dettes. Ce contrat social est un accord étrange et tacite qui nous attire tels des aimants à lui. Des zones naturelles sont détruites pour laisser place à des rangées de maisons identiques, les véritables labyrinthes d’une société uniforme et morose. Nous dégustons avec ignorance des aliments transformés, emballés dans du plastique. Les médias sont en compétition avec les parents d’aujourd’hui pour insuffler toujours plus d’idées saugrenues aux enfants. Le rêve de posséder une maison virera bientôt au cauchemar. C’est le consumérisme qui nous consume, pas l’inverse. ‘Vivarium’ est né à la suite de tous ces constats. Le choix du fantastique est un moyen de les amplifier, de les mettre en exergue. C’est un conte à la fois surréaliste et tordu, à la fois sombre, ironiquement drôle, triste et effrayant.»   Le réalisateur revient sur l’esthétisme et les décors utilisés pour son film : « Je voulais que l’environnement du lotissement ait un côté surréaliste. Comme si vous viviez dans le rêve qu’on vous a vendu pour finalement découvrir que c’est en fait un cauchemar. L’environnement devait être réel mais, d’une certaine manière, artificiel. Déjà au scénario, ‘Yonder’ était décrit comme ressemblant à ‘L’Empire des lumières’ de Magritte, donc ça a été notre référence visuelle dès le début. La notion de conformisme était également un des thèmes que nous souhaitions aborder, donc il était important que les maisons soient identiques. Je voulais qu’elles soient très lambda avec un petit côté dessin animé, comme si elles avaient été dessinées par un enfant (…) Pendant le développement, j’ai travaillé sur une maquette du lotissement en images de synthèse, ce qui m’a permis de faire des essais de couleurs et de textures. Pour les maisons, j’ai très tôt choisi un vert menthe en raison de ses propriétés psychologiques. Dans la nature, le vert peut procurer un sentiment de liberté car on pense aux pâturages verdoyants, c’est plein de vie ; mais dès qu’on l’éclaircit un peu et qu’on le plaque sur des façades de maisons dans un environnement où il n’y a pas de nature, il commence à ressembler à du poison. Il a un côté toxique qui évoque des institutions comme les écoles ou les hôpitaux. Il apporte une couleur verdâtre au visage des acteurs qui leur donne l’air malade. À l’origine, j’avais prévu de construire une douzaine de maisons autour d’une sorte de carrefour en T, mais quelques semaines avant le début du tournage j’ai compris que nous ne pourrions nous offrir que trois façades de maisons, trois jardins et un morceau de route que nous construirions dans un entrepôt en Belgique. Mon chef décorateur a été très ingénieux et a conçu des maisons avec des porches amovibles, ce qui signifie qu’en ajoutant des palissades et en couvrant le sentier menant à la maison, les jardins de devant pouvaient être transformés en jardins de derrière. Construire le décor à temps pour le tournage a été une course folle. La nuit précédant le premier jour de tournage, nous étions encore en train de peindre. Puisque nous n’avions que trois maisons les unes à côté des autres, pour les contrechamps nous devions inverser l’éclairage afin de créer l’autre côté de la rue. C’était un puzzle complexe. À chaque bout de la rue, il y avait un fond bleu afin de prolonger le décor en postproduction. Le soir, nous faisions des clichés du décor en 2D pour les extensions. Le décor était également scanné afin de le reproduire en numérique en 3D pour créer des modèles pour les peintures numériques 2D et les plans truqués. Les scènes en voiture ont dû être tournées dans trois lieux différents : sur le plateau en Belgique, dans un véritable lotissement à Dublin pour les gros plans d’Imogen et Jesse, et à un autre endroit pour les plans aériens qui ont été remplacés par des peintures numériques 2D. Les nuages ont représenté un défi car ils devaient ressembler à un tableau mais tout de même réagir correctement aux sources lumineuses. Habituellement, les artistes d’effets visuels aiment ajouter des cieux réalistes aux plans truqués afin qu’ils soient plus réalistes, donc c’était un choix très contre-intuitif qui avait pour but de créer quelque chose qui avait l’air factice mais vrai. »   Jesse Eisenberg et Imogen Poots incarnent les 2 personnages principaux. Le cinéaste revient sur le casting : « La première fois que j’ai vu Imogen, c’était dans ‘28 semaines plus tard’, la suite de ‘28 jours plus tard’, en 2007. Elle n’avait que 17 ans et livrait une performance formidable. Quand nous avons débuté le casting de ‘Vivarium’, j’ai vu tous ses films et je me suis dit qu’elle était parfaite pour le rôle. Ellea une personnalité lumineuse qui correspond à Gemma. Son agent lui a fait passer le scénario et elle l’a adoré ; nous avons pris un café ensemble à Londres. Nous avons parlé d’art, de photographie, de films et de la vie, de tout sauf du scénario ! Quelques semaines plus tard, nous nous sommes revus pour déjeuner et avons alors parlé du script et du personnage, ainsi que de l’acteur qui incarnerait Tom. Nous avons établi une liste et Imogen a suggéré Jesse. Je suis fan de lui depuis ‘LesBerkman se séparent’ et je me suis dit qu’il serait un choix intéressant, surtout avec Imogen. Ils ont tous deux un visage intéressant et expressif. C’est un type de rôle très différent de ceux qu’il joue habituellement mais je savais qu’il apporterait de la vulnérabilité et de l’humour au personnage, ce dont le film avait besoin. Imogen avait déjà travaillé avec Jesse donc elle lui a envoyé le scénario depuis son téléphone. Jesse a lu le script quelques jours plus tard et a demandé à me rencontrer à New York. Nous nous sommes très bien entendus. Nous avons passé la journée à marcher dans Manhattan en parlant de tas de choses. Il a accepté d’interpréter Tom et nous étions alors prêts à démarrer. »   Le film parle principalement de l’uniformité du XXIe siècle. Le réalisateur expose son sentiment : « Je trouve très étrange que nous naissions dans une société qui a déjà des projets pour nous. Nous sommes enrôlés dans un système qui nous dit ce à quoi nous devons aspirer. La publicité et le consumérisme capitaliste jouent un grand rôle dans le sentiment d’insatisfaction ressenti par les gens – nous n’avons plus de besoins, que des manques. Les banlieues tentaculaires faites de maisons identiques est un concept relativement nouveau qui n’est guidé que par la recherche du profit. Les promoteurs immobiliers prennent un terrain loin de tout et, en suivant un plan fractal, construisent autant de maisons que possible. Puisqu’elles sont identiques, les coûts sont réduits. Ils les vendent en arguant qu’elles sont loin de tout pour échapper à l’agitation mais suffisamment proches pour faire chaque jour l’aller-retour jusqu’à son travail. En raison de l’énorme fossé entre les riches et les pauvres, être propriétaire de son logement est devenu un rêve inaccessible. Les publicités vous vendent l’idée que ces endroits sont ce que l’on vous a toujours promis. Ces lotissements n’ont rien de naturel (comme les villages qui finissent par se rejoindre) et sont souvent dépourvus de tout lieu de sociabilité. Les gens font des emprunts énormes pour acheter leur maison mais cela revient à creuser un trou – ils passent chaque minute de leur vie à rembourser leur dette. Du coup, ils n’ont aucun contact avec leurs voisins et aucun sens de la communauté. Ce sont des endroits étranges qui sont le corollaire de notre ère capitaliste. Les enfants sont de facto séparés de leurs parents et passent leurs journées sur des outils numériques. La nature est rasée pour faire de la place à ces lieux sans vie. Nous voulions montrer combien ce genre de vie est étrange et effrayant en y plaçant un jeune couple plein d’espoir. C’est une exagération cauchemardesque de ce qui existe déjà. »
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