DOCUMENTAIRE. "Guérande, un peu de la beauté du monde" La vidéo n'est pas disponible

réalisé par : Sophie Averty

En 1971, un groupe d’étudiants néo-ruraux épaulés par des fils de paludiers entamaient un bras de fer pour préserver le mar ais de Guérande de la construction d’une route à 4 voies. Une ZAD avant l’heure qui a permis la préservation du paysage et la relève d’un métier promis à l’oubli. "Dans le Panthéon des luttes paysannes qui ont réussi, il y a le Larzac et Guérande". Alain Courtel qui s’exprime ainsi au début de «Guérande, un peu de la beauté du monde» sait de quoi il parle : né à Pornichet, parti jeune élever des chèvres dans l’Aveyron pour revenir ensuite militer pour la défense du marais menacé dans les années 70, il est l’un des acteurs de ce combat. C’est avec lui et quelques autres, septuagénaires aujourd’hui, que la réalisatrice Sophie Averty nous raconte l’aventure collective et militante qui a permis non seulement le sauvetage d’un paysage et d’un milieu exceptionnels, mais aussi l’émancipation de toute une profession qui a su prendre son destin en mains. Un héritage précieux et fragile, que les jeunes paludiers qui prennent la relève aujourd’hui s’emploient à préserver. L’histoire du sel de Guérande, produit nimbé d’un certain prestige aujourd’hui, révèle un retournement complet de situation. En 1971, le sel ne vaut pas grand-chose et le gros sel, encore moins. Les négociants, Salins du Midi en tête font la promotion du sel raffiné, et inonde l’Ouest de sel produit en Méditerranée. Les paludiers Guérandais gagnent une misère.
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