Le jeune noir à l'épée La vidéo n'est pas disponible
En découvrant le tableau « Jeune Noir à l'épée » peint par Puvis de Chavannes, Abd Al Malik a éprouvé quelque chose de l'or dre d'une révélation. Sous son regard, le portrait est devenu le sujet d'un poème contemporain. Pour lui, ce jeune Noir n'est plus un personnage du XIXe siècle, il sort tout juste de prison et vit dans une cité-dortoir. C'est un homme en révolte, travaillé par sa relation conflictuelle à ses racines africaines et à la France. Son histoire est fractionnée, c'est une rébellion rythmée, slamée et chantée. Ce jeune Noir ressemble un peu, forcément, à Abd Al Malik ; ils partagent la même histoire, la même révolte, le même désir de « quitter la rue et la haine sans abandonner les siens ». Ou comment de la vision acérée d'une peinture du XIXe siècle naît une méditation poétique sur l'identité à l'ère de la mondialisation, à la croisée de Baudelaire et du « Tout-Monde » d'Édouard Glissant. Abd Al Malik se met dans la peau du jeune noir en puisant dans ses propres souvenirs d'enfance avec « Strasbourg », dans ses racines congolaises avec « Congo mon amour » et dans la poésie et la littérature, faisant référence à Baudelaire, Renaud, Léo Ferré… Les ambiances qui se succèdent sur scène sont très différentes. Couleurs et formes électriques ou encore sculptures de Charles Cordier projetées sur l'écran, rap, hip-hop, slam, poésie… L'artiste pose sa voix sur un instrumental doux à base de piano avec « Les gens du voyage », ou propose des sons plus solaires avec « La vida negra (Aquarius) » ou « La vie d'ma mère ».
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