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présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

C’est ce que l’on peut appeler une veillée d’armes. À la veille de la grève contre la réforme des retraites, tout le ... monde s’y prépare. Les syndicalistes promettent une mobilisation forte et sur un temps long, les usagers des transports recherchent des solutions alternatives pour se rendre sur leur lieu de travail et le gouvernement se demande si le mouvement va durer au-delà du week-end.   Car si on ne sait encore rien de sa durée, cette mobilisation interprofessionnelle, lancée par une large intersyndicale à l’exception de la CFDT, s’annonce importante pour ce jeudi 5 décembre. Ainsi à la SNCF où le mouvement reconductible commencera ce soir à 19 heures, 82 % des conducteurs de train sont déclarés grévistes et plus de 70 % des contrôleurs également. Conséquences : 90 % des TGV et des Transiliens ne circuleront pas demain. Le trafic des Intercités en Île-de-France et dans l'ensemble des régions sera lui aussi "quasi nul". De son côté, la RATP annonce 11 lignes de métro totalement à l’arrêt, tandis qu'un bus sur 3 seulement devrait être en mesure d'assurer le transport des voyageurs. À Lille, Marseille, Grenoble, Strasbourg ou Bordeaux, le trafic sera également fortement perturbé. Et dans les airs, la situation ne sera pas plus facile, alors que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) estime que 20 % des vols seront annulés. La ministre des Transports Élisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP, a confirmé ce matin qu’il fallait s’attendre à "une situation très dégradée demain" dans les transports en commun, estimant que "15 % de l'offre d'une journée normale" serait assuré. Et concernant la journée de vendredi, "je ne pense pas qu'on puisse s'attendre à une amélioration significative" à la RATP et la SNCF, a-t-elle d'ores et déjà prévenu. Dans l’Éducation nationale, les premières remontées des organisations syndicales font état de près de 70 % des enseignants en grève dans le primaire et de 40 % d’écoles fermées, parfois sans service d’accueil organisé par les communes.   Mais le mouvement ne se limitera pas aux seuls transports et à l’Éducation nationale. Les personnels d’EDF, ceux de l’industrie gazière, de la fonction publique, des hôpitaux ou encore les étudiants et les avocats seront également dans la rue demain. Les policiers ne manifesteront pas, mais les syndicats Alliances et UNSA, appellent à des fermetures symboliques des commissariats. Quant aux Gilets jaunes, ils prévoient de se joindre aux défilés programmés un peu partout en France. Dans la capitale, la préfecture de police a décidé la fermeture de tous les magasins qui se situent sur le passage du cortège, de la gare du Nord jusqu'à la place de la Nation, pour éviter les risques de dégradation.   Alors à quoi faut-il s’attendre ce jeudi 5 décembre ? Le mouvement de grève peut-il durer dans le temps ? Enfin qu’en est-il du service minimum dans les transports ?     Invités :   • Yves Thréard, éditorialiste pour le quotidien Le Figaro.   • Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste à France Télévisions.   • Emmanuelle Souffi, journaliste chargée des questions sociales au Journal du Dimanche.   • Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail.