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Fin de l'âge pivot... et des grèves ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, samedi 11 janvier, dans une lettre envoyée aux partenaires sociaux, être "disposé ... à retirer" l’âge pivot fixé à 64 ans, en 2027, du projet de loi sur la réforme des retraites. Une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions alors qu’une nouvelle journée de mobilisation avait lieu ce samedi.   La CFDT a immédiatement salué la proposition du Premier ministre qui "marque la volonté de compromis du gouvernement", a annoncé le syndicat réformiste via un communiqué. "Une bonne chose qui permet de discuter sereinement de l'équilibre", a déclaré lui aussi le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure. À contrario, les syndicats dits radicaux ne partagent pas le même avis. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a dénoncé un "enfumage" et appelle à une nouvelle journée d’action le 16 janvier. Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, s’est dit "dubitatif" sur franceinfo.   Et la classe politique, elle aussi, n’a pas manqué de réagir. À droite, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a estimé qu’il n’y avait "plus de réforme". "Il va nous rester une réforme à points qui n’est même pas universelle et une ignorance sur le financement", a-t-il dénoncé dimanche 12 janvier. Marine Le Pen, quant à elle, a déploré "un fond odieux" et "une manipulation autour de l’âge pivot". Même son de cloche pour la gauche et les écologistes qui dénoncent un leurre. "C'est tout le projet de loi qui doit être retiré dans l'attente d'une vraie négociation et d'une vraie évaluation", a déclaré Olivier Faure, premier secrétaire du PS.   L’enjeu réside dorénavant dans la conférence de financement proposée par la CFDT. Syndicats et patronat ont jusqu’à fin avril pour trouver un autre moyen d’équilibrer les comptes d’ici à 2027. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, le gouvernement "prendra par ordonnance les mesures nécessaires", a expliqué Édouard Philippe dans sa lettre.   Et cette annonce intervient dans un contexte social tendu, notamment après de nouveaux soupçons de violences policières. À Toulouse, une vidéo montrant un policier faisant un croche-pied à une manifestante, lors de la mobilisation du 9 janvier, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Ce lundi matin, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a d’ailleurs rappelé les forces de l'ordre au devoir "d'exemplarité" et à leur "éthique", lors de ses vœux à la police nationale.   Après 40 jours de grève, peut-on parler d’un geste significatif de la part du gouvernement ? Cette déclaration va-t-elle apaiser la mobilisation ? Comment les syndicats et organisations patronales vont-ils réussir à trouver les solutions de financement pour atteindre l’équilibre en 2027 ?     Invités :
  Roland Cayrol, politologue, directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan).   • Gilles Dansart, journaliste spécialiste du transport et des questions sociales.   • Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste de France Télévisions.   • Béatrice Mathieu, rédactrice en chef de L’Express.
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