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Âge pivot : le gouvernement recule La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

"Un compromis solide", c'est en tout cas ce qu'a promis Édouard Philippe après avoir échangé toute la journée d'hier avec les ... organisations syndicales lors de la conférence de financement du système à points. "Cette journée d’échanges a donné lieu à des discussions très franches, constructives et je crois très utiles" a-t-il déclaré. La mesure qui cristallise le conflit, l'âge pivot, a été une préoccupation majeure. Selon un document remis aux partenaires sociaux à Matignon, l'instauration d'un âge pivot à 64 ans permettrait de faire trois milliards d'euros d'économies dès 2022 et 12 milliards en 2027. Mais Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a dit vendredi avoir "senti une volonté d'ouverture dans la parole" sur ce sujet. Toutefois, le Premier ministre n'a pas oublié de rappeler : "je souhaite réaffirmer la détermination totale du gouvernement pour construire un système universel". Ces "propositions concrètes" par écrit peuvent-elles mettre fin au blocage ?   Les opposants à la réforme se sont de nouveau donné rendez-vous dans la rue aujourd'hui, à Paris (de Nation vers République) comme à Toulouse, ou dans des villes de banlieue comme Mantes-la-Jolie. En fonction de la réussite de ce samedi, l'intersyndicale (formée par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse) prévoit de nouvelles actions les 14, 15 et 16 janvier.   Pour la RATP et la SNCF, il s'agit du 38ème jour de grève. Le projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire", qui avait été définitivement adopté par le Sénat en juin 2018, est effectif depuis le 1er janvier. Qu'est-ce que cela implique ? D'abord, pour toutes les nouvelles embauches, le statut de cheminot disparait. La SNCF elle-même change de statut et devient une société anonyme à capitaux publics tandis que le marché s'ouvre à la concurrence. À cela s'ajoute la reprise par l'État de la dette de la société de transports.   Les régimes autonomes, autrement dit ceux qui ont leur propre système de cotisation, pourraient-ils être les grands perdants de la réforme des retraites ? Ils sont kinésithérapeutes, experts-comptables, avocats, stewards ou infirmiers et craignent de voir leur taux de cotisations grimper : il pourrait passer de 14 % à 28 %.   Nous dirigeons-nous vers une sortie de crise ? Les propositions d'Édouard Philippe peuvent-elles changer la donne ? L'âge d'équilibre peut-il être retiré du projet de loi ?     Invités :
  Fanny Guinochet, journaliste au service économie de L’Express.   • Mathieu Plane, économiste à L’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE).   • Gilles Dansart, journaliste spécialiste des questions sociales et directeur de Mobilettre.   • Cécile Cornudet, éditorialiste pour le quotidien Les Échos.
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