France.tv - Programmes et replay des chaînes France Télévisions
La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Il y a eu Andrew Johnson et Bill Clinton. Il y aura désormais Donald Trump. Visé par une procédure d'impeachment, le milliardaire ... américain va être le troisième président des États-Unis à connaître un procès en destitution. Après la lecture jeudi au Sénat de l’acte d'accusation contre le président des États-Unis, les 100 sénateurs chargés de le juger ont prêté serment collectivement devant le chef de la Cour suprême, donnant ainsi le coup d’envoi de ce procès historique.   Le locataire de la Maison-Blanche, qui ne devrait pas comparaître en personne, a été mis en accusation pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du Congrès". Il est accusé d’avoir "trahi" son serment de président et la Constitution en "sollicitant l’interférence d’un gouvernement étranger, l’Ukraine, (…) pour son gain politique personnel dans l’élection de 2020". Selon les démocrates, le président américain a "fait pression" sur le président ukrainien Zelensky "pour qu’il annonce l’ouverture d’une enquête sur Joe Biden", dont le fils a travaillé pour la compagnie gazière Burisma. Donald Trump aurait ensuite cherché à "couvrir ses traces" en bloquant l’enquête du Congrès, en refusant de transmettre des documents et en bloquant le témoignage de témoins-clés.   Les débats de ce procès débuteront véritablement mardi 21 janvier prochain et devraient durer deux semaines. Mais sauf énorme surprise, Donald Trump, comme Bill Clinton en 1999, devrait échapper à une destitution. Les républicains font en effet bloc autour de lui et disposent de la majorité au Sénat. Or, les mathématiques sont implacables : avec 47 voix sur 100, les démocrates ont besoin de 20 républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaires à condamner – et destituer – un président. Un scénario qui semble aujourd’hui plus qu’improbable en pleine campagne présidentielle.   Alors intouchable, Trump ? Le milliardaire qui dénonce depuis le début "une chasse aux sorcières" se montre confiant et pense plutôt à la 50e édition du Forum économique mondial de Davos. Attendu lundi comme la grande vedette de ce rendez-vous international, le président des États-Unis entend y vanter sa politique et la bonne santé économique des États-Unis. Donald Trump pourrait aussi mettre en avant la signature de la phase 1 d’un accord commercial avec la Chine, mercredi dernier, qu’il a déjà qualifié de "pas de géant".   Cet accord constitue une trêve dans la guerre commerciale que les deux puissances se mènent depuis 2018. Pékin s'est notamment engagé à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains en plus sur deux ans, par rapport au niveau de 2017. Mais cette disposition inquiète Bruxelles qui redoute de voir les entreprises européennes pénalisées sur le marché chinois face à leurs concurrentes américaines. L’Union Européenne a d’ailleurs annoncé aujourd’hui qu’elle saisirait l’OMC, si l'accord entraîne des "distorsions commerciales".   Quels sont les enjeux de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine ? Comment va se dérouler le procès en destitution de Donald Trump ? Quelles sont les prochaines étapes ? Quel camp sortira vainqueur auprès de l'opinion publique, à moins de dix mois de l'élection de novembre 2020 ? Enfin où en est la primaire démocrate ?     Invités :
  Philippe Dessertine, directeur de l’Institut de haute finance.   • Thomas Snégaroff, historien des États-Unis.   • Anne Deysine, juriste et politologue spécialiste des États-Unis.   • Lucie Robequain, rédactrice en chef pour le quotidien Les Échos, ancienne correspondante à New York.