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présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

La vie avance au ralenti. Plus de trois milliards de personnes, dans près de 70 pays ou territoires, sont confinées à cause ... de l’épidémie de coronavirus. Les économies européennes sont à l’arrêt, y compris en France. Cette crise sanitaire sans précédent devrait avoir des répercussions évidentes sur l’activité et les conditions de la reprise. Quelles sont les perspectives et quelles sont les solutions ?    L’épidémie touche tous les pays d’Europe : l’Italie, l’Espagne, la France ou encore l’Allemagne. Et à tous les niveaux. Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), l'impact d'un mois de confinement entraînerait une perte de 60 milliards d'euros pour l'économie française, soit 2,6 points de PIB annuel. Chaque semaine confinée coûte donc des milliards d’euros à notre économie. La récession reste à chiffrer mais les perspectives sont sombres. 
Le gouvernement a d’ailleurs mis en place un système de chômage partiel massif et promet des aides pour aider les ménages qui souffrent.
Selon les calculs de l’OFCE, ce système représente un "manque à gagner" pour les salariés de 1,2 milliard d’euros pour un mois de chômage partiel. Soit, en moyenne, pour un salarié, 216 euros en moins sur la fiche de paie, rapporte Le Monde. Dans le même temps, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a lancé une cagnotte "pour permettre à tous ceux qui le peuvent, particuliers ou entreprises, d’apporter leur contribution à l’effort de solidarité de la nation envers les plus touchés", a-t-il déclaré dans un entretien au Figaro ce mardi 31 mars.
Une initiative qui passe mal à gauche : "Darmanin fait la manche au lieu de rétablir l’ISF. C’est un test pour mesurer la capacité d’indignation du pays ?”, a tweeté Jean-Luc Mélenchon dans la foulée.
Même colère du côté d’Europe Écologie Les Verts : "Trop c'est trop. La solidarité nationale, c'est l'impôt. ISF, flat tax, CICE sans contrepartie : les cadeaux aux plus riches et dont on n'a pas vu le début d'un ruissellement.", a martelé Julien Bayou.   Alors que la France manque cruellement de matériel médical pour faire face à la vague épidémique, des entreprises comme LVMH et Lacoste mettent leur outil de production au service de la lutte contre le Covid-19.
L’idée est de détourner l’appareil de production pour produire le nécessaire médical manquant et ainsi soulager les professionnels de santé.
Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe, s’est engagé à produire du gel hydroalcoolique "en grande quantité" pour les hôpitaux. Au total, 12 tonnes de gel ont été produites et livrées gratuitement aux autorités sanitaires françaises, comme les 39 hôpitaux de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).   Mais la solidarité européenne est-elle mise à mal ?
Alors que l’Italie se sent abandonnée et que la partie sud du pays montre des signes d’épuisement et de révolte sociale, Rome en appelle à la solidarité des États européens. Certains pays ont demandé la création de coronabonds. En d’autres termes, ce sont des obligations paneuropéennes (ou eurobonds) permettant de répondre spécifiquement et collectivement à la crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus. Pour l’instant, l’idée ne fait pas consensus et la chancelière allemande Angela Merkel a rejeté l’idée de mutualiser des dettes... Tout comme les Pays-Bas.    Le coronavirus est-il un "danger mortel" pour l’Europe, comme l’a affirmé Jacques Delors ? Les pays européens vont-ils s’unir pour faire face ensemble à la crise ?
Comment la France va-t-elle réussir à remonter la pente ?     Invités :  - Sylvie Matelly, économiste-directrice adjointe de l’IRIS   - Robin Rivaton, essayiste   - Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Echos    - Christine Kerdellant, directrice de la rédaction de l’Usine Nouvelle