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présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Après l’étape cruciale du confinement, le dépistage de la population est une des priorités dans la lutte contre l’épidémie de ... coronavirus. Samedi 28 mars, lors d’une allocution commune avec le premier ministre, le ministre de la Santé a annoncé que la France a déjà passé commande pour cinq millions de tests de dépistage rapides.

La France va donc accélérer le rythme en matière de dépistages, en passant d’une capacité actuelle de 12.000 tests biologiques PCR quotidiens à 50.000 tests PCR par jour d’ici la fin du mois d’avril. Et les test rapides commandés par le gouvernement “nous permettront d'augmenter nos capacités de dépistage de 30 000 tests supplémentaires par jour en avril, 60 000 en mai et 100 000 en juin”, a ajouté le ministre de la Santé.  
Afin d’accompagner la période de déconfinement, le gouvernement veut avancer sur les test sérologiques par prise de sang, qui permettent de savoir si une personne est immunisée face au coronavirus. Et une entreprise bretonne pourrait lui faciliter grandement la tâche. NG Biotech, basée à Guipry-Messac (près de Rennes), a développé un test qui n’a besoin que d’une goutte de sang et de 15 minutes pour déterminer si le patient est positif au coronavirus ou non mais aussi de savoir s’il a été contaminé par le passé donc éventuellement immunisé.  

Dans d’autres pays, des campagnes de dépistage massif de la population ont permis d’endiguer la progression de l’épidémie. C’est le cas en Allemagne, qui pratique près de 500.000 tests par semaine, mais aussi dans plusieurs pays d’Asie comme la Corée du Sud, Taiwan ou Singapour. Ces pays asiatiques ont accompagné ces tests par d’autres mesures comme le traçage des personnes contaminées, envisagé en France depuis la semaine dernière et la mise en place d’un comité d’experts chargé de conseiller le gouvernement sur le sujet.


Plusieurs pays d’Asie ont également misé sur les masques pour lutter contre la propagation de l’épidémie, ce qui a inspiré plusieurs pays d’Europe centrale. La République tchèque, la Slovaquie, l’Autriche et la Slovénie ont donc rendu obligatoire le port du masque de protection dans l’espace public. La France, de son côté, peine toujours à s’approvisionner en masques, comme l’a simplement expliqué Olivier Véran : “Nous produisons huit millions de masques par semaine et nous en consommons 40 millions par semaine”.  Le gouvernement a donc annoncé une commande d’un milliard de masques à l’étranger, principalement à la Chine.

Comment la France peut-elle refaire une partie de son retard en matière de dépistage ? Faut-il se focaliser sur les test sérologiques permettant de savoir qui est immunisé ?
Faut-il rendre le port du masque obligatoire en public ?


Invités :


- Anne Senequie, médecin, Co-directrice de l’Observatoire de la santé à l’IRIS

- Ivanne Trippenbach, journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions régaliennes.

- Alain Bauer, professeur de criminologie-expert en gestion de crise

- François Blanchecotte, président du syndicat des laboratoires privés

- Anne-Claude Crémieux, professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris