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présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Contre la résignation et pour que les Français résistent. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle prononçait son fameux discours ... à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC. 80 ans plus tard, l’image du Général semble inaltérable et la France célèbre ce jeudi l'homme du 18-juin. Après les Invalides en milieu de matinée puis la traditionnelle cérémonie au Mont-Valérien, le chef de l’État traversera notamment la Manche pour rendre hommage à la capitale de la France Libre, à Londres. Mais au-delà de ces hommages, ce sont tous les responsables politiques qui se réfèrent au général de Gaulle et revendiquent une part de son héritage.     D’Emmanuel Macron qui multiplie depuis son élection les références au fondateur de la Vème République, défenseur de la "souveraineté" de la France, jusqu’à Marine le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), dont le parti a pourtant longtemps combattu le général de Gaulle au nom de l’Algérie française. La candidate déjà déclarée à la présidentielle de 2022 estime désormais que le RN est le véritable héritier des valeurs de de Gaulle. Mais la mue de l’héritière d'un lignage politique très antigaulliste peine à convaincre. Mercredi, elle a ainsi dû écourter sa visite sur l'île de Sein pour commémorer l’Appel, un jour à l’avance, essuyant huées et railleries. Quant à droite, on dénonce une "récupération" politique. "N'est pas de Gaulle qui veut", a fustigé Damien Abad, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale. "Le pauvre Général, il doit se retourner dans sa tombe. Ce que j'apprécie moins, c'est quand on fait de cet héritage un moment pour se racheter une virginité." Le Général est "l’ADN de notre famille", a de son côté expliqué le patron du parti, Christian Jacob. Enfin même à gauche, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (LFI), a salué en de Gaulle un homme qui "n’a jamais adhéré à la main invisible du marché et préférait la planification".     Meetings, commémorations, la classe politique n'a ces dernières années qu'un nom à la bouche, celui du premier président de la Ve République. Et cinquante ans après sa mort, l'ombre du "grand Charles" plane toujours sur l'échiquier politique. Lors de la présidentielle de 2017, sur onze candidats, dix d’entre eux se réclamaient d’ailleurs du gaullisme. Pour autant la figure du général de Gaulle n'échappe pas aussi à la colère du moment. Des statues à son effigie ont été vandalisées, taguées notamment à Haumont dans le Nord, et en Seine-Saint-Denis ces derniers jours. Alors qu’incarne aujourd'hui le général de Gaulle ? Que reste-t-il du gaullisme ? Qui en sont les héritiers ? Comment comprendre la persistance du mythe gaulliste ?   Invités :   - Christophe Barbier, éditorialiste à L'Express
- Aurélie Luneau, historienne – Auteure de “L'appel du 18 juin”
- Thomas Snegaroff, historien
- Soazig Quemener, rédactrice en chef du service politique de l'hebdomadaire Marianne