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présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

L’épidémie de coronavirus progresse, à nouveau, en France. Le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté ... de 30% en une semaine, selon le bilan transmis par Santé publique France jeudi soir.
7.565 personnes ont été testées positives au coronavirus du 27 juillet au 2 août, soit 33% de plus que la semaine précédente, au cours de laquelle 5.695 personnes avaient été diagnostiquées positives. Un chiffre qui représentait déjà une hausse de 57% par rapport à la semaine qui précédait.


Le nombres de personnes positives augmente donc plus vite que le nombre de tests réalisés et les pouvoirs publics s’organisent pour contrer cette progression du virus. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’un nouveau conseil de Défense sur le Covid-19 la semaine prochaine. “Je crois qu’il faut prendre l’habitude de porter ce masque”, a prévenu le président de la République.


Le port du masque est obligatoire dans tous les lieux publics fermés depuis le 20 juillet et de plus en plus de communes l’imposent désormais également dans la rue. C’est notamment le cas dans le centre-ville de Lille, mais aussi à Orléans, Dax, Saint-Malo ou encore Biarritz. Paris devrait suivre prochainement et l’imposer dans les rues très fréquentées de la capitale.


En Mayenne, ce sont 69 communes qui ont rendu le masque obligatoire dans l’espace public. Le département a été confronté à un rebond important de l’épidémie dès le début de l’été. 1.200 cas de personnes positives au coronavirus ont été diagnostiqués en Mayenne depuis le 13 mai dernier, alors que le département compte 300.000 habitants.
La Mayenne a d’ailleurs été le seul département français, hors Ile-de-France, à être placé sur liste rouge par la Belgique.


Les autorités locales ont réagi rapidement, avec le port du masque donc, mais aussi par la multiplication des tests de dépistage. Et une accalmie semble enfin arriver, avec un taux d’incidence du virus, soit le nombre de nouvelles contaminations pour 100.000 habitants sur sept jours, passé de 126 à 48.


Le port du masque est donc un outil majeur dans la lutte contre la propagation du virus et face à la pénurie constatée lors de la première vague de l’épidémie, de nombreuses entreprises françaises se sont lancées dans la production de masques en tissu lavables. Problème : les Français leur préfèrent largement le masque jetable. En effet, selon les données de la fédération des pharmaciens de France, il se vend 30 millions de masques chinois jetables pour seulement deux millions de masques en tissu français.


Le retour du coronavirus en France peut-il encore être maîtrisé ? Faut-il encore accélérer sur les tests de dépistages ? Le port du masque doit-il être imposé dans l’espace public dans tout le pays ? Faut-il inciter les Français à se tourner vers les masques en tissu ?


Invités :

- Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris

- Patrick Pelloux, médecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)

- Marie-Laure Alby, médecin généraliste à Paris

- Anne-Laure Barret, rédactrice en chef au Journal du dimanche en charge des questions de santé