Vaccins, reconfinement : à qui le tour ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

La campagne vaccinale monte d’un cran. Ce jeudi, le vaccin d’AstraZeneca débarque dans les cabinets des médecins généralistes ... et dans les entreprises pour être injecté de façon prioritaire aux patients âgés de 50 à 64 ans lorsqu’ils ont des risques de développer une forme grave de la maladie. L'objectif, "ambitieux", comme le note le ministère, est de vacciner l'ensemble de cette catégorie de la population, soit environ deux millions de personnes, "dans la première quinzaine de mars". A la suite de quoi, la vaccination pourra être ouverte aux personnes de cette même tranche d'âge ne présentant pas de comorbidités. Mais des retards de livraisons et la mauvaise réputation du vaccin pourrait venir bousculer le calendrier prévu.

En effet, des doutes persistent quant à la capacité de la firme britannico-suédoise d’honorer à temps la livraison des doses dues à l’Union européenne. Par ailleurs, ce "pilier majeur" de la stratégie vaccinale "en France, en Europe et dans le monde" selon les mots de Gabriel Attal, traîne néanmoins une image écornée. "Sous vaccin" à "l'efficacité moindre", effets secondaires plus notables… Le sérum fait l'objet de nombreuses réticences. Début février, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a fait le tour des plateaux de télévisions pour expliquer qu’il "n'est pas un vaccin de seconde zone". De son côté, le ministère de la Santé rappelle que les effets secondaires constatés sont "minoritaires et bénins". Quand l'exécutif souligne que les premiers résultats établis par des chercheurs écossais tendent à prouver l'efficacité de ce vaccin sur la chute des hospitalisations au Royaume-Uni, y compris pour les populations âgées. Si cela se confirmait, et si la Haute Autorité donnait son aval, le vaccin AstraZeneca pourrait alors être proposé aux plus de 65 ans.

Parallèlement, pour tenter de freiner la progression de l’épidémie, le gouvernement fait le choix d’un nouveau tour de vis localisé. Après le confinement du week-end décidé sur la côte des Alpes-Maritimes, l'agglomération de Dunkerque va connaître dès ce vendredi soir le même sort. L’objectif de cette nouvelle stratégie de l’exécutif : éviter à tout prix un nouveau confinement généralisé. Mais d'autres départements sont-ils sur la sellette ? La situation sanitaire se dégrade, avec désormais 31 000 nouveaux cas de Covid-19 comptabilisés en 24 heures, et elle est même jugée "très préoccupante" dans une dizaine de départements notamment en région parisienne, dans les Hauts-de-France, dans le Grand Est et en PACA. La liste précise, et peut-être avec elle, celle de nouvelles restrictions, est attendue pour ce soir 18 heures lors d’un nouveau point presse du Premier ministre.

Mais avec la montée en puissance des variants et une vaccination moins rapide que la contagion, la troisième vague est au tournant, prévient l’Institut Pasteur. Le variant britannique qui ne cesse de progresser devrait représenter 56 % des cas au 1er mars, la quasi-totalité d’ici un mois. Le nombre de nouvelles hospitalisations pourrait alors frôler 4500 par jour, contre environ 3750 au pic de la première vague, et un peu plus de 2500 pour la deuxième.

Pourquoi le vaccin AstraZeneca est-il moins plébiscité que les vaccins Pfizer ou Moderna ? Les doses de ce sérum vont-elles périmer dans les frigos, faute de trouver preneur ? Pourquoi les 65-74 ans ne sont-ils toujours pas éligibles à la vaccination anti-Covid ? Enfin alors que la situation épidémique "se dégrade", le gouvernement dit vouloir des mesures "fortes"...  Quels départements pourraient être concernés ?     Invités :     - Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne-Université.  - Cécile Thibert, journaliste au service sciences et médecine du Figaro - Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille - Mylène Ogliastro, vice-présidente de la Société Française de Virologie
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