Reconfinement : la France sur un fil La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Lors d'une nouvelle conférence de presse hier soir, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ... ont dressé un constat inquiétant de la situation sanitaire en France, près d'un an après le début de l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Après Nice et Dunkerque, villes reconfinées le week-end pour contrer la flambée épidémique, le gouvernement s’est penché sur la situation d’une vingtaine de départements jugés "préoccupants". "Le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine", a alerté Jean Castex, affirmant qu’il n’est pour l’heure pas possible d’"envisager des mesures de relâchement". Parmi les départements identifiés figurent tous ceux d’Ile-de-France, la plupart de ceux de PACA, le Rhône, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l’Eure-et-Loir. De nouvelles mesures y sont envisagées si aucune amélioration n’était observée dans les prochains jours. Malgré le ton grave adopté par l’exécutif, un nouveau confinement généralisé n’est pas à l’ordre du jour. Jean Castex annonce qu’il faut "tout faire" pour retarder cette hypothèse par des actions ciblées sur certains territoires, confirmant la nouvelle stratégie du gouvernement de l’action au cas par cas.     Parmi la vingtaine de département sous haute surveillance, la Moselle est loin d’être tirée d’affaire, au regard de son taux d’incidence de 312 cas positifs pour 100 000 habitants. Malgré ces indicateurs dégradés, le préfet de Moselle Laurent Touvet avait rejeté il y a une semaine un reconfinement local, prônant plutôt une augmentation des contrôles et une intensification des dépistages. Des mesures aujourd’hui jugées insuffisantes par le gouvernement, qui a indiqué qu’il est désormais obligatoire de présenter un test PCR négatif de moins d'une semaine pour les travailleurs frontaliers se rendant en Allemagne et même de moins de 72 heures pour les ressortissants français se déplaçant outre-Rhin pour des motifs non professionnels. Dans le département, 80% des personnes positives sont contaminées par l’un des variants, selon Le Républicain Lorrain. Face à la maladie, la campagne vaccinale est loin d’avancer au pas de course. À l’heure actuelle, 58 000 injections ont été réalisées : 44 500 premières doses et 13 500 secondes doses. Sur un million d’habitants, dont 100 000 de plus de 75 ans, c’est encore peu. "L’apport des vaccins supplémentaires ne se traduira pas en un jour", prévient le préfet. Dotée depuis le début de la campagne de vaccination de dix centres hospitaliers, la Moselle en comptera sept de plus à la fin de la semaine grâce à l’ouverture de centres communaux. Cela lui permettra d’absorber les 30 000 doses supplémentaires envoyées par le gouvernement.     À l’autre bout du pays, le Pays Basque semble bien loin de ces craintes de submersion par le virus. Si, comme ailleurs, restaurants et bars restent fermés, la vie semble suivre un cours différent de celle des départements les plus touchés par la pandémie.   Le gouvernement prend-il un risque en choisissant d’attendre avant la prise de nouvelles mesures restrictives ? La stratégie du cas par cas est-elle pertinente face à la propagation de l’épidémie ? Comment vivent les départements les moins touchés par la Covid-19 ?     Invités :   - Eve Roger, directrice adjointe de la rédaction - Le Parisien - Aujourd’hui en France - Cécile Cornudet, éditorialiste politique - Les Échos - Dr Agnès Ricard- Hibon, directrice du SAMU 95, Membre de la Société Française de Médecine d'Urgence - Pr. Antoine Flahault, épidémiologiste, Auteur de “Covid, le bal masqué”
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