Covid : comment s'en sortent nos voisins ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Les Français s'apprêtent à revivre confinés. La fermeture des écoles et des commerces "non essentiels" en métropole ... marque le début d'un troisième confinement qui ne dit pas son nom. Ailleurs en Europe, la situation est rarement plus réjouissante. Si l'horizon s'éclaircit outre-manche, avec une vaccination très avancée et la réouverture prochaine des pubs, c'est loin d'être le cas dans la majorité des pays de l'Union Européenne. Des restrictions plus ou moins sévères sont en effet imposées à nouveau un peu partout. En Belgique, les mesures contraignantes ne cessent d'être prolongées depuis des semaines. Celles-ci se sont accrues depuis la fin mars avec l'interdiction de se rassembler à plus de quatre adultes en extérieur. Jeudi dernier, près de 2000 personnes étaient rassemblées dans un parc bruxellois malgré cette interdiction et l'intervention de la police a dégénéré, entre canons à eau et jets de projectiles. L'Italie, de son côté, qui venait pourtant de desserrer la vis, a dû finalement se résoudre à reclasser toutes ses régions en rouge et, par là même, refermer ses restaurants. Une quarantaine obligatoire a également été remise en place pour quiconque entrant ou sortant de la Botte. Outre-Rhin, le gouvernement allemand a dû faire face aux protestations de l'Eglise catholique sur le dossier des messes de Pâques, et rétropédaler sur son projet de confinement. Angela Merkel a cependant exhorté les seize ministres-présidents des Länders à mettre en œuvre des restrictions strictes pour lutter contre la hausse des contaminations. Sous pression de la population, certains patrons de régions assouplissent en effet les mesures au grand dam de "Mutti". En Rhénanie-du-Nord-Westphalie par exemple, seules les communes présentant un taux d’incidence supérieur à 100 activent désormais le dispositif dit de "freinage d’urgence". Les tensions sont donc fortes entre la chancelière et les chefs des Länders. Pendant ce temps-là, en Espagne, les bars et restaurants sont ouverts jusqu'à 22h et seul un test PCR négatif est demandé à l'entrée du pays. Les Madrilènes voient donc arriver des masses de jeunes européens, notamment des Français, venus retrouver l'insouciance du monde d'avant. Des images de fêtes de rue se poursuivant jusqu'au petit matin interpellent par conséquent les habitants, eux qui, de surcroît, ne peuvent faire aucun déplacements interrégionaux. Alors, que nous enseignent les stratégies mises en place chez nos voisins européens ? Les politiques de restrictions sont-elles devenues impossible à imposer ? Le Royaume-Uni est-il vraiment sorti d'affaire ? Le fédéralisme allemand fragilise-t-il Angela Merkel en période de pandémie ? Madrid acceptera-t-elle longtemps le tourisme festif qu'elle connaît actuellement ?  Invités : - Dominique Seux,  directeur délégué de la rédaction Les Échos- Sophie Aurenche, journaliste en charge de la crise sanitaire RTL - Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI- Hélène Kohl, correspondante Europe 1 à Berlin  
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