Confinement : la grande fatigue La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

L’annonce est tombée mercredi soir et depuis tout le monde s’organise dans les familles et les entreprises, pour passer le cap ... de ce mois d’avril chamboulé par le confinement et la fermeture des écoles. Télétravail ou chômage partiel ?  Vacances modifiées ou annulées ? Rester ou partir ? Garder les enfants ou les envoyer chez les grands-parents ? Pour beaucoup, l’heure est à l’organisation dans l’urgence et au système D, en particulier dans les secteurs où le télétravail est impossible.  

Un mois d’avril confiné qui s’annonce donc compliqué pour un grand nombre, mais aussi sinistré pour le tourisme. Depuis quarante-huit heures, les annulations se multiplient et les professionnels du secteur se désolent. La règle des 10 kilomètres marque un coup d’arrêt brutal à leur activité mais ils s’accrochent à l’idée que le beau temps et un vrai coup d’accélérateur sur la vaccination finiront bien par lancer la saison.

Un bout du tunnel annoncé pour la mi-mai par le président de la République auquel veulent croire également les restaurateurs, patrons de bars et professionnels de la nuit contraints à la fermeture depuis de nombreux mois. Une échéance qu’ont également à l’esprit les professionnels de la culture, un monde en ébullition qui oscille entre colère et espoir. Le mouvement d’occupation des théâtres a ainsi pris de l’ampleur ces dernières semaines. Parti de l’Odéon à Paris, de nombreux autres établissements participent désormais à cette action symbolique pour réclamer la réouverture des lieux culturels et une prolongation de l'année blanche pour les intermittents. Parallèlement dans les cinémas, les musées ou les salles de concert, certains travaillent avec des scientifiques pour préparer l’après et faire évoluer les normes sanitaires en temps de Covid.
Mais en attendant, les annulations de festivals de musique se multiplient. Après Art Rock, Main Square, Beauregard, Lollapalooza, aujourd’hui les organisateurs des Eurockéennes de Belfort ont annoncé annuler l’édition 2021 qui devait se dérouler du 1er au 4 juillet. Ils ne se voyaient pas avec une jauge de 5 000 personnes assises alors que le festival accueille habituellement 130 000 personnes debout sur quatre jours.     Invités :   - Nicolas Bouzou, économiste et directeur fondateur d’Astèrès (société d’analyse économique et de conseils)   - Françoise Fressoz, éditorialiste Le Monde - Pr. Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille - Géraldine Woessner, journaliste au Point
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