Le déconfinement approche... le variant indien aussi La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Bruno Duvic

"Le pic de la troisième vague semble derrière nous". Lors de la traditionnelle conférence de presse du gouvernement consacr ée à la pandémie de Covid-19, le Premier ministre a fait un point jeudi sur la situation sanitaire et a fixé le cadre des prochaines semaines. Fini la règle des 10 kilomètres à partir du 3 mai, mais pas du couvre-feu à 19 heures. Pas de levée de rideau non plus pour les commerces non essentiels, les musées et certains équipements sportifs avant la mi-mai. Tout dépendra de la situation sanitaire et le gouvernement ne s’interdit pas sur ce point "une approche territoire par territoire".

Le retour en classe, lui, se fera bien lundi 26 avril pour toutes les maternelles et les primaires de France, et le lundi 3 mai pour le secondaire. Tous les lycées seront en demi-jauge. De même pour les classes de quatrième et troisième dans les collèges des quinze départements les plus touchés par le Covid-19 : le Nord, l'Aisne, l'Oise, les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-d'Oise, le Val-de-Marne, l'Essonne, Paris, la Sarthe, la Loire, le Rhône et les Bouches-du-Rhône.

Mais partout une même règle : si un cas de Covid-19 est détecté dans une classe, cette dernière sera fermée. Pour éviter la contagion, le gouvernement entend également intensifier les dépistages. Le Premier ministre a affirmé que 400 000 tests salivaires seraient déployés dans les écoles élémentaires à la reprise des classes la semaine prochaine, avec un objectif de 600 000 d'ici la mi-mai. Et pour les plus grands, ce sera l’autotest : l’État a passé une commande massive de 64 millions d'autotests pour que les enseignants puissent se tester deux fois par semaine à partir du 3 mai, une fois par semaine pour les élèves à partir du 10 mai.

L’exécutif entend ainsi lancer un déconfinement à petit pas alors que l’on observe une baisse de la circulation du Covid-19 depuis dix jours. Mais plusieurs experts, médecins et épidémiologistes jugent ces annonces prématurées et invitent à la prudence. Selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé publique France (SPF), les indicateurs épidémiologiques se maintiennent à un niveau toujours très élevé, "la tension hospitalière demeure sur l’ensemble du territoire métropolitain et la mortalité est toujours en hausse". D’autre part, les écarts sont toujours énormes entre certains départements de Bretagne par exemple (moins de 100 de taux d’incidence dans le Finistère) et ceux d’Île-de-France (plusieurs départements avec un taux d’incidence au-dessus de 600 cas pour 100 000 habitants).

Enfin la question des variants est particulièrement scrutée notamment en Moselle où les variants sud-africain et brésilien sont plus présents (18,5 %) que dans le reste du pays, mais aussi dans la Creuse (30 %) où l’épidémie s’embrase depuis quelques semaines.

Alors l’exécutif a-t-il raison de maintenir son calendrier de déconfinement ? quelle est la situation sanitaire en France ? Quel est le protocole prévu dans les écoles ? Qui pourra rouvrir en mai ? Enfin que se passe-t-il dans la Creuse ? Et que sait-on du parcours des étudiants, arrivés d'Inde via l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, et testés positifs au variant indien en Belgique ?     Invités :   - Ève Roger, directrice adjointe de la rédaction à Le Parisien - Aujourd’hui en France   - Soazig Quemener, rédactrice en chef du service politique à Marianne 

- Pr.Dominique Costagliola, épidémiologiste- directrice de recherches à l'Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique   - Pr. Marie-Paule Kieny, virologue, présidente du Comité Vaccin 19
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