Confinement : ce qui a changé dans nos vies La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Un an et demi après le début de la pandémie de Covid-19, et les bouleversements induits par la crise sanitaire, les Français ... ont dû changer leurs habitudes et apprendre à vivre différemment. De nouveaux comportements ont aussi émergé. Mais vont-ils tous perdurer après la crise ?   En tête, le télétravail rendu obligatoire pour une majorité de Français dans le but de réduire les interactions sociales sur le lieu de travail. Encore la norme jusqu’au 9 juin, qu’en sera-t-il après ? Car, pour certains, le télétravail n’a pas toujours été une partie de plaisir. Selon une étude réalisée juste avant le deuxième confinement, près d’un salarié sur deux est en détresse psychologique. Un tiers des salariés est même en état d’épuisement émotionnel sévère et 5 % en burn-out. Des conséquences psychologiques désastreuses auxquelles le gouvernement devra répondre. D’autres tendances se sont dessinées au cœur des foyers français : par exemple, la consommation d’alcool à domicile s’est envolée. Depuis le début de l’année, le chiffre d’affaires des alcools a augmenté de près de 15%. Bière, champagne, vin blanc, spiritueux… tous ont enregistré une croissance à deux chiffres. Dans le domaine de l’alimentation, les Français se sont davantage tournés vers les produits alimentaires proches de chez eux : 64 % d’entre eux assurent privilégier les produits locaux lors de leurs courses. Les raisons de ce nouveau comportement ? Envie de réconfort, volonté de cuisiner soi-même ou encore désir de préserver les savoir-faire et les agriculteurs de sa région.    La crise a-t-elle favorisé la méfiance vis-à-vis des Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui ont particulièrement souffert pendant la première vague ? Un chiffre qui inquiète les propriétaires : la baisse du nombre de résidents dans certains établissements. Ces derniers se vident là où il y a encore quelques mois le taux d’occupation était très élevé et les listes d’attente très longues. Une baisse due notamment au strict protocole sanitaire mis en vigueur, qui peut parfois retarder l’arrivée de nouveaux résidents, mais aussi à la peur chez les familles de mettre leurs parents ou grands-parents en Ehpad, là où ils pourraient plus facilement contracter le virus.   À l’aéroport d’Orly, l’ambiance n’est pas à la fête. Le trafic aérien continue de s’effondrer en raison de la fermeture des frontières. Avions cloués au sol, commerces fermés, passagers qui se font rares… Malgré une mise à l’arrêt partielle, il faut continuer à faire vivre l’aéroport.   Quelles sont les nouvelles habitudes des Français depuis le début de la crise ? Ces nouveaux comportements vont-ils perdurer ? Pourquoi certains Ehpad subissent-ils une baisse de leur taux d’occupation ? Comment les aéroports français font-ils pour ne pas sombrer ?  
Invités :  
- Jérôme Fourquet, directeur du pôle "opinion et stratégies d’entreprise" de l’Ifop, auteur de "L‘Archipel français"  
- Sophie Fay, journaliste au service économie de l’hebdomadaire de l’Obs et chroniqueuse à France inter  
- Pascale Hebel, économiste, directrice du pôle Consommation et entreprises au CRÉDOC  
- Nicolas Bouzou, économiste, directeur du cabinet Asterès, auteur de "Homo sanitas" 
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