Macron giflé... les politiques sonnés La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Le président Emmanuel Macron continue les bains de foule malgré la gifle reçue ce mardi 8 juin lors d'un déplacement à Tain -l'Hermitage, dans la Drôme. Ce dernier a d’ailleurs voulu rassurer en dénonçant des faits "isolés".   Le chef de l'Etat a expliqué qu'il continuerait à aller "au contact" des Français. "Je n'ai pas eu le temps d'avoir peur", a-t-il répondu à une femme qui l'interrogeait sur cette agression, lors d’une visite à Valence, tout en condamnant fermement cet acte. "Il faut respecter les fonctions dans la République et je ne lâcherai jamais ce combat", a-t-il expliqué dans un entretien au Dauphiné Libéré. Deux hommes âgés de 28 ans, et inconnus des services de police, ont été arrêtés et placés en garde à vue : l'auteur de la gifle et l'homme qui a filmé la scène. D’après les recherches, l’auteur présumé, Damien T, a démontré un intérêt pour des personnalités de la fachosphère. Sur Youtube, il est abonné à des influenceurs d’extrême droite comme Papacito, Julien Rochedy, l’ancien président du Front national de la jeunesse, ou encore le groupe "Équipe Communautaire Paris", affilié au réseau suprémaciste blanc « Les Braves ». Dans la vidéo de la gifle, largement relayée sur les réseaux sociaux, on l’entend lancer "Montjoie Saint Denis !", le cri de ralliement des armées royales françaises. L’enquête sur les motivations de ces deux hommes se poursuit mais, pour l’heure, ils risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Dans les heures qui ont suivi l’agression, de nombreux représentants politiques, tout bord confondu, ont condamné cet incident et apporté leur soutien au chef de l’État. À l’Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression et en appeler à "un sursaut républicain".   Comment est protégé le président de la République ? Le chef de l'État bénéficie en effet d’une protection policière : il est entouré du GSPR, le Groupe de sécurité de la présidence de la République, composé de 77 agents, policiers et gendarmes confondus. Tout comme Emmanuel Macron, près de 130 personnalités en France bénéficient d'une protection payée par l’État. Et c’est le Service de protection des hautes personnalités, le SPHP, qui prend en charge cette responsabilité. Parmi ces protégés, on retrouve des membres du gouvernement, des anciens présidents, ex-Premiers ministres et ex-ministres de l’Intérieur mais aussi des personnes dont les fonctions ne donnent pas droit automatiquement à un tel service (journaliste, religieux…etc.).   Dans le même temps, l’affaire Mila, dont le procès a été reporté au 21 juin, continue de déchaîner les passions. La jeune femme de 18 ans est à nouveau assaillie de messages haineux sur les réseaux sociaux. Son compte Instagram a été piraté lundi et les menaces ont repris sur Twitter.   Qui est l’agresseur d’Emmanuel Macron ? Comment est assurée la protection du chef de l’État ? Qui sont les protégés de la République ? Où en est l’affaire Mila ?     Invités :   - Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match - Audrey Goutard, journaliste chef de service enquête et reportage à France Télévisions - Alain Bauer, professeur de criminologie - Erwan Lecoeur, sociologue et politologue  
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