La revanche du vieux monde La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Statu quo, ou presque. Au lendemain du second tour des Régionales, la carte de France est inchangée dans l'Hexagone. En mét ropole, les douze présidents sortants ont gardé leur siège, cinq régions restent donc à gauche, et sept à droite.   L'abstention, de son côté, a gardé son niveau historique du premier tour en dépassant les 65%. Pas de sursaut républicain donc et des résultats qui confirment la résistance des partis traditionnels, ceux que l'on qualifiait "d'ancien monde" depuis la victoire d'Emmanuel Macron en 2017. Le clivage gauche-droite est donc rétabli et la faiblesse du parti présidentiel est à nouveau confirmée sur le plan local. En déplacement aujourd'hui dans les Hauts-de-France, le président de la République semble vouloir enjamber ces élections peu flamboyantes pour sa famille politique.   Plus étonnant, après des sondages qui les annonçaient très hauts, les candidats du Rassemblement National ont tous fait des scores plus bas que prévu. Aucune région n'a été remportée hier par le RN, et c'est une déroute pour Marine Le Pen qui comptait sur ces prises pour enclencher une dynamique pour 2022. Finalement moins certain que prévu, le duel LREM / RN annoncé pour la présidentielle à venir semble donc être remis en question.   Au Rassemblement National, c'est l'effet "plafond de verre" qui est craint et l'exemple de la région Sud n'augure rien de bon. Les scores ont été plus faibles encore qu'en 2015 pour Thierry Mariani qui a du faire face à un front républicain solide. Chez les militants comme chez les cadres du parti, la stratégie de dédiabolisation mise en place fait maintenant douter. Face à une possible candidature d'Éric Zemmour, le RN pourrait même sembler trop lisse auprès de certains électeurs.   Côté Républicains, les bons résultats ont redonné le sourire. Trois candidats sortants ont même été réélus haut la main, les propulsant immédiatement dans une course à la présidentielle. Dès 20h02, Xavier Bertrand prenait la parole à Saint-Quentin où, dans un discours de victoire très solennel, il affichait clairement sa volonté d'entrer à l'Elysée au printemps prochain. Face à lui, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse feront figure de challengers, une guerre interne à droite débute donc au sortir de ces élections.   Alors, que retenir d'un scrutin qui a si peu mobilisé les Français ? Le clivage gauche-droite est-il durablement revenu ? Vers quelle stratégie s'oriente Marine Le Pen pour contrer les mauvais scores de son parti ? Comment la droite peut-elle sortir unie de la course à la présidentielle qui se dessine ?   Invités :   - Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)
- Nathalie Mauret, journaliste politique du groupe de presse régionale Ebra
- Neila Latrous, journaliste politique à Franceinfo
- Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'institut de sondages IFOP
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