Les anti-pass grondent, Macron cherche la parade La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Bruno Duvic

"Dramatique". C'est l'adjectif utilisé jeudi dernier par Jean Castex pour décrire la situation sanitaire dans les territoi res ultramarins. Avec un taux d'incidence dépassant les 1000 en Martinique, l'île aux fleurs se voit reconfinée depuis vendredi pour au moins trois semaines. Une catastrophe pour le secteur du tourisme en pleine saison estivale. En cause : une très faible couverture vaccinale avec seuls 16% des Martiniquais totalement vaccinés. La situation a généré ce week-end des affrontements à Fort-de- France entre des manifestants et les forces de l’ordre, un vaccinodrome ainsi qu'une pharmacie ont notamment été incendiés.   En métropole aussi la propagation du variant Delta inquiète, en Occitanie notamment, où les nouvelles hospitalisations ont été multipliées par plus de dix en un mois. En état d'alerte, la région a appelé ses habitants a se faire vacciner rapidement tandis que la Fédération hospitalière de France va plus loin et appelle à la vaccination obligatoire pour tous.   Pendant ce temps, alors même que Pfizer et Moderna augmentent le prix de leurs vaccins de 15 à 25% en Europe, l'Allemagne et l'Israël appelle quant à eux à une troisième dose. Celle-ci concernerait les personnes vulnérables outre-Rhin, et les plus de soixante ans dans l'état hébreux. Une idée qui commence aussi à faire son chemin en France.   Le contexte se tend également du côté de la contestation anti-pass sanitaire. Ils étaient plus de 200 000 (selon le ministère de l'Intérieur) dans les rues ce week-end a dénoncer cette mesure qu'ils jugent autoritaire et discriminatoire. Quatre français sur dix soutiendraient aujourd'hui le mouvement et les réactions politiques s'enchaînent. "Les marches de ce samedi doivent être entendues et respectées", déclare Jean-Luc Mélenchon, tandis qu'Emmanuel Macron appelle les Français a lui poser toutes leurs questions sur le vaccin via Instagram.   Enfin, le pass sanitaire est aussi un casse-tête dans les entreprises qui accueillent du public... Les patrons s'interrogent sur la marche à suivre concernant les salariés refusant de se faire vacciner. Syndicats et avocats s'organisent déjà et l'examen de la loi ce jeudi par le Conseil constitutionnel sera hautement scruté. La suspension du contrat de travail pour ces employés étant en effet une des mesures pouvant être retoquée.   Alors comment faire face à cette quatrième vague dans les outre-mers comme dans l'hexagone ? Quel avenir pour le mouvement anti-pass sanitaire ? Quelles solutions pour les employeurs face à leurs salariés réfractaires au vaccin ?   Invités :   - Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à Institut de sondages IFOP

- Olivier Faye, journaliste au service politique au Monde

- Odile Launay, infectiologue à l'Hôpital Cochin

- Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération
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