Climat : et maintenant on fait quoi ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Bruno Duvic

"L'influence humaine a réchauffé le climat à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans". En quelques mots, le sixi ème rapport du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC) pose un constat alarmant sur l'évolution du climat dans le monde. Hausse de la température mondiale, intensification des événements extrêmes, responsabilité des activités humaines... Le ton a changé depuis le premier rapport, paru en 1990, qui estimait que le changement climatique n’était pas encore clairement perceptible. Cette fois-ci, l'organe de l'ONU sonne l'alerte rouge.   Le principal chiffre qui inquiète est le seuil de +1,5° par rapport à l'ère pré-industrielle qui devrait être atteint d'ici 2030, soit bien plus tôt que prévu. Et les conséquences annoncées font froid dans le dos : "On verra se multiplier au cours des années à venir les canicules, sécheresses extrêmes, incendies, précipitations et inondations". L'avertissement est donné, et pour éviter le pire les états doivent prendre des mesures immédiates. Mais certains pays, comme l'Australie, estiment avoir déjà pris leur part dans la lutte contre le réchauffement climatique. De son côté la Chine, premier pollueur mondial, annonce même la réouverture de ses mines de charbon afin d'alimenter l'activité économique.   En France, Emmanuel Macron a quant à lui un bilan très mitigé sur la question environnementale. Si des avancées ont eu lieu sur certains sujets comme l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim ou la lutte contre les passoires thermiques, ils sont nombreux à pointer du doigt son manque d'action en matière d'écologie. Renoncement sur le glyphosate, démission de Nicolas Hulot ou déceptions autour de la Convention citoyenne, certains faits marquants de son quinquennat soulignent ses échecs dans la lutte contre le réchauffement climatique.   Enfin l'agriculture, qui représente 24% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle internationale, se modernise. Celle-ci s'allie aux nouvelles technologies pour essayer de limiter les dégâts en termes de pollution, dont elle d'ailleurs est sa propre victime. Drones, robots, capteurs connectés, panneaux solaires… En quelques années, les investissements dans ce que l’on appelle l’“AgTech” ont été multipliés par plus de douze.   Alors, ce nouveau rapport du GIEC peut-il avoir une influence sur les politiques ? Macron peut-il s'enorgueillir de son bilan écologique ? Comment l'agriculture tente-t-elle d'être plus responsable sur le plan écologique ?     Invités :   - Françoise Vimeux, climatologue et directrice de recherches à L’Institut de recherche pour le développement - Philippe Dessertine, directeur de l’institut de Haute Finance   - Audrey Garric, journaliste au service planète du Monde - Astrid De Villaines, cheffe du service politique du Huffington Post 
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