Les talibans en opération séduction, méfiance de l'Occident La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Axel de Tarlé

elvetica Neue', sans-serif;">Les talibans, de retour à la tête de l’Afghanistan. Dimanche 15 août, ils ont pris la capitale afghane, Kaboul. Ils sont désormais installés au palais présidentiel et devraient bientôt former un nouveau gouvernement.
Mardi dernier, lors d’une conférence de presse, leur porte-parole Zabihullah Mujahid a affirmé que, cette fois-ci, les choses seraient différentes. Il a annoncé la création d’un "gouvernement islamique fort et inclusif" et la fin des hostilités avec "tous ceux qui se sont opposés à l’Afghanistan". Il a précisé que les femmes devraient toutes porter le voile, mais pas la burqa. Elles auront le droit de travailler, comme les hommes, mais devront respecter la loi de la charia. Les jeunes filles, quant à elles, auront le droit d’accéder à l’éducation, a-t-il détaillé. Concernant les étrangers présents sur le sol afghan, "aucun mal ne leur sera causé", a expliqué Zabihullah Mujahid. Difficile à croire, pourtant, aussi bien pour les afghans que pour la communauté internationale. Sous leurs précédents régimes, en 1996 et 2001, la politique, la musique, les jeux et la télévision étaient interdits. Les femmes avaient l’interdiction de sortir et les petites filles ne pouvaient pas s’instruire. Au sein même du gouvernement français, la communication des talibans fait polémique. Mardi, au micro de franceinfo, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a recommandé que les talibans forment en Afghanistan "un gouvernement qui soit vraiment inclusif et représentatif". De nombreux élus y ont vu de la naïveté. Dans le même temps, pour venir en aide à la population afghane qui tente de fuir le pays, des maires PS et EELV de grandes villes françaises ont annoncé leur volonté d’accueillir des réfugiés.   Qui sont les alliés des talibans ? Plusieurs pays comme la Chine et la Russie reconnaissent désormais le gouvernement taliban comme le gouvernement officiel. Soucieux de protéger leurs intérêts régionaux, ils espèrent nouer des relations solides avec les nouveaux maîtres de Kaboul. Pays frontalier, le Pakistan a tout intérêt à garder de bonnes relations. Il a d’ailleurs servi de base arrière aux talibans lors des précédents conflits. La Turquie, elle aussi, tend la main au gouvernement taliban, notamment dans l’espoir de maîtriser le flux de réfugiés afghans sur son territoire.     Sur le continent africain, au Sahel, une opération fait écho à la situation en Afghanistan et au retrait des troupes américaines : c’est le désengagement de l’opération militaire Barkhane. Elle prendra fin début 2022, a annoncé Emmanuel Macron, avec le retrait d’une partie des troupes. Mais la majorité des 5 100 soldats français resteront au Mali jusqu'en 2023.     Quel gouvernement les talibans souhaitent-ils mettre en place ? Quels sont leurs soutiens  dans le monde ? Quelles leçons tirées de l’échec de l’intervention militaire américaine en Afghanistan ?       Invités :   - Vincent Hugeux, Grand Reporter et auteur de "Tyrans d’Afrique"   - Margaux Benn, Grand reporter et auteure du documentaire "Afghanistan : voyage en pays taliban"   - Sara Daniel Grand reporter à l’Obs     - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU   
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