Covid : ça repart... En France aussi ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Plus d’un an et demi après le début de sa propagation, le Covid n’a pas disparu, loin de là. La pandémie flambe à l’Est de l’Europe, et a fortement repris en Grande-Bretagne.   En Russie, Vladimir Poutine a décrété la quasi-mise à l’arrêt du pays pendant onze jours alors que l’on compte plus de mille morts quotidiens, un niveau inédit depuis le début de l’épidémie. Le président russe implore les nombreux récalcitrants de se faire vacciner. Il souhaite circonscrire une flambée de Covid-19 hors de contrôle, mais aussi donner un nouveau souffle à sa gestion de l'épidémie, jusqu'à présent inefficace.   Aux États-Unis, le gouvernement se dit "prêt" à vacciner les enfants de 5 à 11 ans dès novembre. Les injections pourront en effet débuter une fois que l’agence américaine de santé aura recommandé le vaccin Pfizer pour cette tranche d’âge. Dès le mois prochain, ce sont 28 millions d’Américains supplémentaires qui pourront donc être vaccinés.   Chez nous le taux d'incidence remonte légèrement. La situation n’est pas catastrophique mais le gouvernement veut se prémunir. À l'issue de débats souvent électriques, marqués par des divisions au sein même de la majorité, l'Assemblée nationale a d’ailleurs donné dans la nuit de mercredi à jeudi, un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire", avec la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022. Le projet de loi n’a été adopté que par 10 voix d'écart, 135 voix pour et 125 contre au bout de deux jours de débats marqués par des passes d'armes et invectives dans l'hémicycle. Le texte poursuivra son chemin parlementaire au Sénat le 28 octobre.     Mais d’autres maladies inquiètent également les médecins. Plus discrets depuis l’apparition du coronavirus, les virus hivernaux classiques arrivent tôt et frappent fort. La France a lancé hier, sa campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière, dans un contexte particulièrement incertain. La bronchiolite est également très présente. Après un hiver 2020-2021 historique avec très peu d’hospitalisations, la tendance est déjà complètement inverse dès ce mois d’octobre. Ce qui fait surtout craindre aux soignants et scientifiques une "épidémie de bronchiolite de grande ampleur" cette année, c’est la faiblesse des systèmes immunitaires des enfants nés après mars 2020, qui n’ont jusqu’ici pas été confrontés au virus.   S’apprête-t-on à vivre une cinquième vague ? Avec un possible prolongement du pass sanitaire, l’état d’exception est-il en train de devenir la norme ? Faut-il craindre une vague d’hospitalisation cet hiver pour les malades atteints de bronchiolite et de grippe ?     Invités :     - Pr Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis - Membre de l’Académie de médecine   - Pr Bertrand Guidet, chef du service de réanimation à l'hôpital Saint-Antoine   - Éve Roger, directrice adjointe de la rédaction du quotidien Le Parisien - Aujourd’hui en France   - Isabelle Ficek, journaliste politique - Les Échos   - Pr Antoine Flahault, épidémiologiste - Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève
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