Macron - Johnson : rien ne va plus ! La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Le bras de fer entre la France et Royaume-Uni autour des licences de pêche continue, mais Paris veut "donner une chance" au x discussions. Les échanges sur ce dossier, qui oppose les deux pays depuis l'entrée en vigueur du Brexit, vont se poursuivre, a annoncé Emmanuel Macron, ce lundi 1er novembre, en marge de la COP26 qui se tient à Glasgow en Ecosse. La France a décidé de donner jusqu’à jeudi aux Anglais pour qu’ils accordent de nouvelles licences aux pêcheurs français. Une nouvelle réunion, à laquelle est convié le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit, David Frost, aura lieu à Paris. D’ici là, les mesures de rétorsion - qui devaient initialement être appliquées dès ce mardi 2 novembre - attendront car "ce n'est pas pendant qu'on négocie qu'on va mettre des sanctions". "Les prochaines heures sont des heures importantes" et "j'ai compris que les Britanniques allaient revenir vers nous demain avec d'autres propositions", a assuré Emmanuel Macron. Le gouvernement britannique a de son côté "salué" le report des sanctions, disant se "féliciter que la France reconnaisse que des discussions approfondies sont nécessaires pour résoudre l’ensemble des difficultés de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE".

48 heures, c’est donc le nouveau délai accordé aux Britanniques avant l'application des sanctions dans le conflit sur la pêche. Paris menace depuis plusieurs jours d’interdire aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et de renforcer des contrôles douaniers de tous les camions si Londres n’accorde pas davantage de licences aux pêcheurs français. De son côté, le gouvernement britannique a indiqué que faute de solution dans les 48 heures, il s'appuierait sur le mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l'accord commercial post-Brexit pour demander des "mesures compensatoires". Londres a prévenu s'apprêter aussi à renforcer les contrôles des bateaux de pêche européens.

Alors une désescalade est-elle possible ? Si des deux côtés de la Manche, l'heure est désormais à l'attente dans ce dossier, il est loin d’être le seul sujet de discorde entre les deux pays. Immigration illégale par la Manche, Irlande du Nord…. Depuis le Brexit, le torchon brûle entre Paris et Londres. Pour Boris Johnson, tous les sujets sont bons pour une passe d’armes avec Emmanuel Macron. Confronté à de nombreuses difficultés intérieures, le Premier ministre britannique multiplie depuis des mois les attaques contre Paris, ce qui ravit la presse populaire tabloïd de son pays. Emmanuel Macron accuse lui Boris Johnson d’avoir menti aux Britanniques sur le Brexit. L’Entente cordiale semble bien loin entre les deux nations alors que la situation se tend également en Irlande du Nord. Lundi, un bus a été attaqué et incendié par deux hommes masqués dans un quartier unioniste de Newtonards, une ville à l’est de Belfast. Des violences qui montrent une nouvelle fois que le feu couve dans la province britannique, où les conséquences du Brexit créent un sentiment de trahison chez les unionistes attachés à la couronne.   Invités :   - Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste - The Daily Telegraph - Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international – France 24 - Christian Roudaut, journaliste, ancien correspondant en Grande-Bretagne pour Radio France - Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes
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