COP26 : Comment réussir sans la Chine et la Russie ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Après un report d'un an à cause de la pandémie de Covid-19, la 26è conférence internationale sur le climat débute aujourd'h ui à Glasgow (Écosse). D'une durée de deux semaines, elle doit permettre aux 197 pays participants d'aboutir à un nouvel accord visant à réduire leurs émissions de CO2.   Plus de 120 chefs d'État sont attendus sur place, dont Emmanuel Macron et Joe Biden. Mais Xi Jinping et Vladimir Poutine ne feront pas le déplacements, et cela n'augure rien de bon pour les négociations, la Chine et la Russie étant parmi les plus gros pays pollueurs.   La sortie des énergies fossiles sera un des principaux sujets abordés, tout comme celui de la solidarité entre les pays du Nord, responsables du réchauffement, et ceux du Sud, qui en subissent les effets. Mais six ans après l'accord de Paris, les objectifs sont toujours loin d'être atteints. Le plus ambitieux était de limiter le réchauffement à +1,5°C. Pour cela, le dernier rapport du GIEC rappelle une solution claire : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030. Ces experts prédisent autrement un avenir catastrophique pour la planète, qui irait vers un réchauffement de +2,7°C.   Pendant ce temps en Inde, les mines et centrales à charbon continuent d'être les principales sources d'énergie. Le charbon représente en effet près de 70% de la production d'électricité du pays. Et la tendance ne va pas à la baisse. Et cela illustre la difficile question de la transition énergétique dans les pays en voie de développement.   Enfin, en France, la campagne présidentielle permet aux différents candidats d'afficher leur position sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique. Si à droite, on continue de miser sur le nucléaire (Xavier Bertrand promet même de ne pas descendre jusqu'à la barre des 50% de nucléaire dans le mix énergétique), à gauche, hormis Fabien Roussel et Arnaud Montebourg, on souhaite se tourner vers les énergies renouvelables. Emmanuel Macron, quant à lui, a annoncé vouloir développer les SMR, ces petits réacteurs nucléaires modulaires présentés comme plus sûrs.   Alors, la COP 26 est-elle déjà vouée à l'échec ? Comment aider les pays en voie de développement à amorcer leur transition écologique ? Comment expliquer les forts clivages des politiques français sur la question du nucléaire ?  
Invités :    - Philippe Dessertine, directeur de l’Institut de Haute Finance - Soazig Quémener, rédactrice en chef du service politique de Marianne - Audrey Garric, journaliste au service "Planète" au Monde - Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement et professeur associé à Paris 1
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