Barnier, Hidalgo : les outsiders y croient ! La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Ils seront finalement cinq sur la ligne de départ. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philip pe Juvin ont vu leur candidature validée, ce jeudi 4 novembre, par le parti Les Républicains (LR). Ils pourront ainsi participer à l’élection interne qui désignera le prochain candidat de la droite à l’élection présidentielle. Un scrutin réservé aux seuls adhérents du parti, qui se déroulera en deux tours, du 1er au 4 décembre. L’entrepreneur Denis Payre, qui avait annoncé en début de semaine avoir obtenu seulement entre 30 et 40 parrainages au lieu des 250 requis, n’a en revanche pas réussi son pari face à ses concurrents, beaucoup plus connus.

Le suspense autour du casting de cette désignation interne aura duré des mois. Xavier Bertrand qui avait été longtemps opposé à l’idée de participer à une primaire de la droite, avait finalement décidé de s’y rallier début octobre. Peu après, le président de la région Hauts-de-France, ainsi que sa concurrente Valérie Pécresse, tous deux anciens membres de LR, avaient également annoncé finalement reprendre leur carte au parti.

Avec cette nouvelle étape, la course à l’investiture est cette fois désormais bel et bien lancée. Et au sein du parti, certains comme le président du groupe LR à l’Assemblée nationale vantent déjà une "campagne" qui "se passe bien". "C’est le jour et la nuit avec 2016", "je ne crois pas qu’il y ait de fracture interne, de tension très forte entre les candidats" mais "notre risque à nous" est "l’indifférence", affirme Damien Abad, qui martèle que la droite "peut gagner cette présidentielle". D’autres en revanche disent regretter le calendrier "très tardif" choisi par le parti LR pour désigner son candidat. "Le défaut de ce choix, c'est d'avoir créé un vide et ce vide a servi la pseudo fausse-candidature d'Éric Zemmour", estime ainsi le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau alors que depuis la rentrée le polémiste d’extrême droite a réalisé une percée dans les sondages en séduisant une partie de l’électorat de droite. De jeunes militants LR s’activent d’ailleurs déjà pour faire vivre la campagne de l’ancien journaliste de CNews toujours pas officiellement candidat, tandis que les ténors du parti apparaissent divisés sur l'attitude à adopter. Ainsi le président de la région Paca,Renaud Muselier, qui reproche à Eric Ciotti sa complaisance et sa proximité avec Eric Zemmour, menace désormais de quitter LR si le député remporte le congrès d’investiture le 4 décembre.

Parallèlement, la question des parrainages a aussi révélé ces derniers jours des remous chez les Républicains, plusieurs prétendants se livrant à une sorte de surenchère pour se montrer plus populaires que les autres, alors que les instances ne souhaitent pas dévoiler le décompte final des différents soutiens. L’entourage de Michel Barnier, outsider de cette course dans les sondages mais candidat loué par les militants pour sa fidélité, a revendiqué, dès mercredi dernier, "plus de 500 parrainages, dans environ 70 départements".

Les cinq candidats, dont aucun ne semble pour l’instant se détacher, selon le dernier baromètre Elabe - Les Echos, vont désormais mener campagne dans les fédérations et confronter leurs idées lors de quatre débats télévisés, tandis qu’à gauche, la candidate désignée par le PS, Anne Hidalgo, malgré des sondages en berne, tente de mobiliser des militants socialistes parfois désabusés avec un objectif : réveiller un parti, selon elle, en "situation quasiment de mort cérébrale" depuis 2017.   Invités :   - Carl Meeus, rédacteur en chef - Figaro Magazine - Astrid de Villaines, cheffe du service politique - Huffington Post - Aurélie Herbemont, cheffe politique - RTL - Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique et Opinion de l’Institut Harris Interactive
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