2022 : quand Omicron parasite la campagne La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Bruno Duvic

"Ni sur la table, ni en-dessous de la table, ni dans le placard à côté de la table". Gabriel Attal s'est voulu sans appel s ur l'hypothèse du report de la présidentielle : c'est non, "les échéances démocratiques seront maintenues". Si le porte-parole du gouvernement ne laisse aucun doute sur la tenue du scrutin, il est difficile de saisir comment la campagne se tiendra si la situation sanitaire ne s'améliore pas.   Les meetings seront en effet plus compliqués à organiser, même si le Conseil Constitutionnel a exclu de rendre obligatoire le pass sanitaire lors de ces activités politiques. Une décision que soutient Marine Le Pen, qui "ne crois pas au pass" et qui refusera donc de le demander lors de ses réunions publiques. La candidate du RN déplore d'ailleurs ce rebond de la crise sanitaire en pleine course à l'Élysée, au détriment des autres sujets de campagne.   Les images des derniers grands meetings de décembre montrent en tout cas un protocole sanitaire trop peu respecté lors de ces événements. Au meeting d'Éric Zemmour à Villepinte, les gestes barrières étaient rares, tout comme le port du masque. Mais le candidat d'extrême-droite se préoccupe actuellement d'un autre problème : celui de ses signatures. Il exhorte dans une vidéo récente les maires de France à le parrainer et admet qu'atteindre les 500 noms "n'est pas une tâche facile". L'ancien polémiste dénonce ainsi un système "fait pour protéger les grands partis".   Mais ce sont d'autres vidéos qui ont été commentées ces jours derniers : celles de ces jeunes sympathisants zemmouriens s'entraînant au tir avec, pour cibles imaginaires, des élus de la France insoumise et Emmanuel Macron. Des militants violents, pointés aussi du doigt par l'écologiste Sandrine Rousseau, dont le domicile a été dégradé par des colleurs d'affiches.   Pendant ce temps-là, en Seine-Saint-Denis, la France Insoumise tente de mobiliser son électorat et de convaincre les abstentionnistes. Même si Jean-Luc Mélenchon reste en tête dans les sondages à gauche, et gagne trois points dans une dernière étude, il reste encore bien loin de son score de 2017. La candidature en solo du communiste Fabien Roussel, et celle possible de Christiane Taubira, sont autant d'obstacles pour sa troisième candidature.   Alors, comment pourra se dérouler la campagne présidentielle si la situation sanitaire reste préoccupante ? Éric Zemmour peut-il ne pas obtenir ses 500 signatures ? Quel stratégie peut prendre Jean-Luc Mélenchon pour revenir à son niveau de 2017 ?  
Invités :   - Yves Thréard, éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro   - Anne Bourse, grand reporter au service politique à France Télévisions   - Caroline Vigoureux, journaliste à L’Opinion   - Frédéric Dabi, directeur général Opinion à l'Institut de sondages IFOP, et auteur de La fracture 
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