Trains, hôpitaux, travail : Omicron va-t-il tout bloquer ? La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Axel de Tarlé

C'est le jour J dans de nombreuses familles. Celui des réunions familiales et des verres qui trinquent. Avec la flambée épi démique pourtant, l'heure est surtout aux précautions. Ce Noël 2022 ressemble fortement à celui de l'an dernier. Les chiffres de contaminations sont pires encore en réalité. Plus de 90.000 nouveaux cas par jour viennent d'être recensés, un record depuis le début de la pandémie.   Dans ce contexte, et avec la déferlante à venir du variant omicron, le gouvernement comme le Conseil scientifique craint une désorganisation de la société. Le nombre si important de malades et de cas contact provoquerait un absentéisme tel qu'il empêcherait la machine économique de tourner. D'après les premières études pourtant, omicron pourrait être moins dangereux que le variant delta, mais sa très forte contagiosité provoque mathématiquement une proportion plus importante d'hospitalisation.   Si la France se concentre surtout sur l'instauration du passe vaccinal, nos voisins européens n'hésitent pas à revenir à de fortes restrictions. Confinement aux Pays-Bas, masque obligatoire en extérieur en Espagne, couvre-feu pour les pubs en Irlande, salles de spectacles fermées en Belgique, la liste est longue. Et ne présage rien de bon pour nous. Lundi prochain, un conseil des ministres extraordinaire aura lieu, et de nouvelles mesures pourraient être décidées.   La crise, en fait, est surtout hospitalière. À Marseille, la saturation est déjà une réalité. Avec un taux de vaccination dix point en dessous de la moyenne nationale, les lits de réanimations se sont remplis très vite de patients covidés, souvent non-vaccinés. Une situation au bord du craquage, surtout que les heures supplémentaires s'accumulent (plusieurs milliers au total) pour un personnel épuisé. Les évacuations sanitaires ont donc commencées mais avec une situation épidémique qui n'épargne aucune région, cette solution de repli ne pourra pas durer longtemps.   Face à la recrudescence des contrôles et l'arrivée prochaine du passe vaccinal, c'est aussi le nombre de faux QR-Code qui augmente. Plus de 180.000 seraient en circulation. L'État tente donc de résorber ces trafics tout en comptant sur ceux qui changeront d'avis, les "repentis", qui pourraient bientôt ne pas être condamnés s'ils décident finalement de se faire vacciner. En somme, faute avouée à moitié pardonnée...   Alors, faut-il craindre une accélération de l'épidémie suite au réveillon de Noël ? Comment les hôpitaux marseillais peuvent-il surmonter cette nouvelle crise ? La stratégie du gouvernement face aux fraudeurs est-elle la bonne ?   Invités :   - Pr Benjamin Davido, infectiologue et directeur de la médecine de crise du Covid-19 à l'hôpital Raymond-Poincaré  - Pr Bruno Mégarbane, chef du service réanimation - Hôpital Lariboisière - Isabelle De Gaulmyn, rédactrice en chef à La Croix - Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC  
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