208 000 nouveaux cas, le "raz-de-marée" omicron La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Axel de Tarlé

Le variant Omicron présente un "risque très élevé" a prévenu ce mercredi 29 décembre l’Organisation mondiale de la Santé, t andis que le Royaume-Uni, le Portugal, la Grèce et la France enregistrent des records de contaminations. Dans l’Hexagone, ce sont 208 000 cas de Covid-19 qui ont été recensés dans les dernières 24 heures. Un "raz-de-marée" a alerté le ministre de la Santé Olivier Véran ce mercredi. 2.110 nouvelles hospitalisations ont également été dénombrées, contre 1.634 la veille.   Face à la dégradation de la situation sanitaire, l’exécutif a annoncé un nouveau tour de vis, lundi soir. Pas de confinement, de couvre-feu pour la Saint-Sylvestre ni de report de la rentrée scolaire, mais un retour des masques en extérieur, des jauges pour les grands rassemblements, du télétravail obligatoire et une accélération de la vaccination. L’examen du projet de loi instaurant un passe vaccinal commence aujourd’hui en commission à l’Assemblée nationale. Si le texte est adopté, il remplacera à la mi-janvier le passe sanitaire.   D’ici là, un nouveau Conseil de défense est prévu le 5 janvier alors que la situation est inquiétante dans les hôpitaux, où 3 400 malades du Covid-19 sont actuellement en soins critiques. Sous pression, des établissements doivent transférer des patients vers d’autres régions. C’est le cas à Marseille où il n’y a plus de lit disponible en réanimation, avec une grande majorité de patients Covid non-vaccinés. Une réalité qui commence à peser sur le moral des personnels soignants qui oscillent entre lassitude et colère. La situation est "extrêmement tendue", affirmait la semaine dernière Thierry Godeau, à la tête de la Conférence nationale des présidents de Commissions médicales d’établissement (CME) de Centre hospitalier. Lits fermés, pénurie de personnel, départs massifs de soignants, absentéisme… l’équation n’a plus rien à voir, après deux ans de crise sanitaire.   Évoquant une "reconnaissance indispensable" pour ces personnels dont l’hôpital manque pour faire face à l’afflux de patients, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, mardi 28 décembre, une prime mensuelle de 100 euros à partir de janvier pour les quelque 24 000 infirmiers et infirmières des services de soins critiques et de réanimation. Cette disposition s'inscrit en préalable de mesures qui devraient être annoncées par le ministre de la Santé, après la réception la semaine prochaine d'un rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) sur "l'offre de soins critiques, réponse au besoin courant et aux situations sanitaires exceptionnelles".   Parallèlement, le variant Omicron vient compliquer la rentrée scolaire, entraînant une certaine cacophonie au gouvernement. Ainsi mardi, le ministre de l'Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé que les élèves qui étaient considérés comme "cas contact" allaient prochainement devoir présenter plusieurs tests de dépistage négatifs pour revenir en cours. Mais dans l'après-midi, le ministère de l'Éducation est revenu sur ces propos, et Matignon évoque désormais une concertation "en cours" mais "non tranchée".   Alors quelle est la situation sanitaire ? Que sait-on d'Omicron ? Les hôpitaux français sont-ils prêts à affronter une nouvelle vague ? Et quel sera le protocole sanitaire dans les écoles ?   Invités :   - Pr. Benjamin Davido, infectiologue, directeur de la médecine de crise du Covid-19 - Hôpital Raymond-Poincaré - Dr. Agnès Ricard-Hibon, cheffe de service du SAMU 95, ancienne présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence - Margot Brunet, journaliste santé – Marianne - Pr. Jean-Louis Teboul, chef de service en médecine intensive et réanimation à l'hôpital Bicêtre (Val de Marne) - Pr. Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille
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