présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Un confinement national est décrété en Corée du Nord, où le régime qui n’avait jusqu’ici déclaré aucun cas à l’OMS vient d’ annoncer son premier mort du Covid depuis le début de la pandémie. Le leader nord-coréen Kim Jong-un qui est apparu pour la première fois masqué jeudi à la télévision a juré d’éliminer le virus à la racine. Pour y parvenir il a décidé de verrouiller toutes les villes et régions du pays ainsi que de renforcer le contrôle aux frontières. Sachant que le pays est complètement isolé depuis deux ans. La Corée du Nord semble donc se diriger vers un contrôle sanitaire drastique alors que plus de 187 000 personnes ayant de la fièvre sont déjà "isolées" et que le virus s’est répandu "dans tout le pays" a précisé le régime. Une décision pas étonnante quand on sait que le système de santé déficient aurait du mal à faire face à une épidémie majeure et que la Corée du Nord n'a vacciné aucun de ses 25 millions d'habitants, après avoir rejeté les offres de vaccination de l'Organisation mondiale de la santé, de la Chine et de la Russie. Alors que se passe-t-il dans le pays ? À quoi pourrait ressembler la politique zéro Covid de la Corée du Nord ? Déjà sous cloche, le pays fait le choix d’un confinement très strict peut-être à l’image de ce qui est déjà mis en place dans plusieurs villes et provinces de Chine voisine. L’empire du Milieu, confronté à une vague de Covid qui a pulvérisé les chiffres "officiels" des contaminations au mois d'avril, poursuit dans sa politique du zéro Covid au risque de provoquer des tensions de plus en plus importantes et des émeutes. Et ce alors qu’une étude prédit une nouvelle vague de contaminations entre mai et juillet qui pourrait s'avérer dévastatrice pour la deuxième économie mondiale avec 112 millions de cas symptomatiques, plus de 5 millions d'hospitalisations et 1,6 million de morts.   Une situation en Asie qui contraste avec celle que connaît aujourd’hui la France qui a décidé de mettre fin au masque obligatoire dans les transports à partir de lundi. "Les choses s'améliorent" a affirmé Olivier Véran. Mais en a-t-on vraiment fini avec le Covid en France ? Le pays compte toujours plus de 36 000 cas positifs par jour, 20 000 patients hospitalisés et 100 décès par jour en moyenne depuis début mars. "La pandémie n'est pas terminée" a d’ailleurs souligné le ministre de la Santé. "Le scénario le plus probable, partagé par la communauté scientifique, est qu'il y aura d'autres variants, vraisemblablement issus d'Omicron, contre lesquels nous pourrons lutter avec l'immunité que nous avons acquise" a-t-il expliqué alors qu’en Afrique du Sud une cinquième vague commence, provoquée par deux nouveaux sous-variants d'Omicron nommé BA4 et BA5. Mais que sait-on de ces sous-variants ? Doit-on craindre une nouvelle vague dans le pays ? Enfin quels sont les symptômes du Covid long ? Quelle est leur prise en charge ? D’après le site sante.gouv , 1,7 million de personnes ont présenté des symptômes persistants du Covid-19, un mois après l’infection initiale et pas moins de 700 000 personnes, plus de trois mois après. Des personnes qui ont besoin d’une prise en charge lourde dans des structures spécifiques.   Invités : - Patrick Pelloux, édecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF    - Sylvie Matelly, économiste - Directrice adjointe de l’IRIS     - Géraldine Zamansky, journaliste - "Magazine de la Santé" sur France 5  - Nicolas Berrod, journaliste – Le Parisien – aujourd’hui en France  - Pr Christian Bréchot, virologue - Président du Global Virus Network  
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