L'Europe sanctionne, Moscou pilonne... La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

L’appel de Volodymyr Zelensky a donc été entendu. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, réunis lundi à Bruxelles, ont réussi à s’entendre au sujet de l’embargo sur le pétrole vendu dans l’UE par Moscou, proposé il y a près d’un mois par la Commission européenne. Ainsi d’ici la fin de l’année, les Européens vont se passer de 90 % du pétrole russe afin de tarir le financement de la guerre menée par Moscou en Ukraine. Une exemption temporaire a néanmoins été prévue pour le pétrole acheminé par oléoduc, afin de ne pas pénaliser la Hongrie très dépendante de Moscou et d’éviter le véto brandi depuis plusieurs jours par Viktor Orbán.   "La Russie fait le choix de poursuivre sa guerre en Ukraine. En Européens, unis et solidaires du peuple ukrainien, nous prenons ce soir de nouvelles sanctions", a réagi sur Twitter Emmanuel Macron, dont la France exerce la présidence du Conseil de l’UE. "Cela va couper une énorme source de financement de la machine de guerre" russe et exercer "une pression maximum" sur Moscou pour l’inciter à mettre fin à la guerre, a tweeté de son côté le président du Conseil européen, Charles Michel. Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, la Russie a engrangé plusieurs dizaines de milliards d’euros de la part de l’UE en échange des livraisons de pétrole. Cet accord devrait représenter à terme un manque à gagner de 250 millions d’euros par jour pour Moscou.   Un peu plus tôt dans la journée, le président ukrainien avait interpellé les Vingt-Sept pour leur demander des sanctions au plus vite. "Les querelles en Europe doivent cesser […], l'Europe doit montrer sa force. Car la Russie ne comprend que l'argument de la force", avait déclaré Volodymyr Zelensky par visioconférence. Il avait également rappelé que le pays a subi de nombreuses pertes humaines depuis l'adoption du cinquième paquet de sanctions et que de violents combats font toujours rage dans la région du Donbass, où les forces russes progressent et contrôlent à présent "une partie" de la ville de Severodonetsk. Le dirigeant ukrainien a également rendu hommage ce mardi à Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste reporter d'images (JRI) de BFM TV mortellement touché par un éclat d'obus russe, lundi, alors qu'il filmait une évacuation de civils sur la route de Lyssytchansk, près de Severodonetsk.   Du côté Russe, les représailles aux sanctions européennes n’ont pas tardé. Après la Pologne et la Bulgarie, c'est au tour des Pays-Bas de voir leurs approvisionnements en gaz russe coupés ce mardi. Parallèlement, la Russie qui utilise la matière première comme une arme diplomatique, poursuit son chantage sur les céréales. Ainsi, alors que des millions de tonnes de blés et de maïs sont coincées dans des entrepôts ukrainiens et attendent d’être exportées, Vladimir Poutine s’est dit prêt à exporter plus de blé sous réserve de la levée des sanctions et de l’arrêt des livraisons d’armes à l’Ukraine.    Invités :    - François Clemenceau, rédacteur en chef international - Le Journal du Dimanche  - Rym Momtaz, correspondante à Paris, spécialiste des politiques européennes Politico Europe  - Anne Nivat, grand reporter
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