Ukraine : l'inexorable avancée de Poutine La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

100 jours de guerre. L'invasion de l'Ukraine par la Russie franchit ce vendredi 3 juin un décompte symbolique après don déb ut le 24 février dernier. Une offensive qui a permis à Moscou de s'emparer de 20% du territoire ukrainien admet aujourd'hui le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "La victoire sera nôtre", a-t-il toutefois affirmé dans une courte vidéo Instagram.   Concentré sur la région du Donbass, et sur sa ville stratégique de Severodonetsk, le conflit s'enlise donc depuis trois mois alors que "l'opération spéciale" de Vladimir Poutine devait être éclair. Severodonetsk, occupée à 80% par les Russes, est en passe de devenir le nouveau Marioupol. "Une guerre d'usure", commente Zelensky, et qui a déjà coûté plus de 560 milliards de dollars de pertes économiques pour le pays.   Pour tenir, Kiev réclame des systèmes d'artillerie plus performants, des armes clé dans la bataille du Donbass. Mais lundi, le président américain Joe Biden, a freiné ses ardeurs, "nous n'allons pas envoyer des systèmes de roquettes pouvant frapper à l'intérieur de  Russie", a-t-il indiqué. Dans une tribune publiée dans le New York Times cette semaine, le président américain précise toutefois que des lance-roquettes pouvant tirer à 80 kilomètres de distance seront fournis à l'Ukraine. Mais Biden a souligné aussi que toute volonté des États-Unis de favoriser un changement de régime à Moscou était exclue.   En Europe, un sixième paquet de sanctions économiques a été voté, comme un embargo sur le pétrole (l'objectif est de réduire les importations de 90% d’ici à la fin de l’année). Les pays de l'Union avancent donc en commun face à Poutine malgré certaines concessions données à Viktor Orbán. La Hongrie a en effet bloqué mercredi l’adoption de ces sanctions pour obtenir le retrait du chef de l’Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, proche de Poutine et d'Orban, de la liste noire de l’UE.   Pendant ce temps, à la frontière polono-ukrainienne, de plus en plus de réfugiés décident de retourner dans leur pays. Près de 6 millions d'Ukrainiens ont fuit depuis le début de la guerre. Face à un conflit qui risque de durer, certains décident donc de rentrer.   Alors, la guerre en Ukraine risque t-elle d'être encore longue ? Zelensky a t-il des chances de gagner la bataille du Donbass ? Jusqu'où les Occidentaux peuvent-ils aller dans leur aide à l'Ukraine ? Un semblant de vie normale peut-il reprendre pour ces réfugiés qui rentrent au pays ?   Invités :    - Pierre Haski, chroniqueur international France Inter et L’Obs   Marion Van Renterghem, Grand reporter  - L’Express  - Daphné Benoit, correspondante Défense - AFP et ancienne correspondante au Pentagone  - Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI
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