Poutine : et bientôt, "les choses sérieuses"... La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

La Russie a attaqué l'Ukraine il y a déjà quatre mois et demi. Malgré la farouche résistance ukrainienne, l'étau du Kremli n se resserre lentement dans le sud-est du pays. L’armée russe, qui a annoncé début juillet avoir pris le contrôle de la région de Lougansk, vise maintenant celle de Donetsk qui est soumise à un pilonnage systématique. Le bombardement ce dimanche d’un immeuble d’habitation a fait au moins 15 morts mais "l’armée ukrainienne tient bon" a déclaré dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky alors que les Occidentaux vont accélérer la livraison d'armes à l'Ukraine.   Parallèlement, sur la scène internationale le ton est encore monté d’un cran entre les Occidentaux et la Russie. Ainsi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a quitté vendredi dernier la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, réunis à Bali, avant même la fin des débats. Face aux critiques sur la guerre en Ukraine, le ministre russe a préféré claquer la porte, reprochant aux Occidentaux de gâcher une occasion d'aborder les questions économiques mondiales. La veille c’est Vladimir Poutine qui n’y était pas allé par quatre chemins. À l’occasion d’une réunion avec les chefs des groupes du Parlement, le chef de l’Etat russe avait déclaré : "Les Occidentaux veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire ? Qu’ils essaient ! Les choses sérieuses n’ont pas encore commencé en Ukraine" avait-il prévenu. Le lendemain Vladimir Poutine avait également mis en garde contre de possibles conséquences "catastrophiques" des sanctions occidentales pour le marché mondial de l'énergie.   Alors cette énième menace de sa part sera-t-elle suivie d’actions ou est-ce une nouvelle tentative d’intimider le président ukrainien et les États occidentaux qui le soutiennent ? Difficile à dire pour l’heure, mais par ces mots, Vladimir Poutine montre bien son intention : aller jusqu’au bout. En France, le ministre de l’Économie a d’ailleurs estimé qu’il faut se préparer à une coupure de gaz russe. "Option la plus probable" a insisté Bruno Le Maire. En matière d’approvisionnement, "on peut avoir des tensions sur le gaz cet hiver", avait aussi averti dès samedi la Première ministre Élisabeth Borne. Mais "face à ce risque, nous agissons, en diversifiant nos sources d’approvisionnement en gaz, en augmentant nos capacités avec le projet de terminal méthanier flottant au Havre, et en accélérant le stockage", a expliqué de son côté la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.   Reste que l’exécutif regarde d’un œil inquiet ce qui se passe, notamment en Allemagne. Le pays dépend plus que la France du gaz russe acheminé par le gazoduc Nord Stream 1, en travaux à partir d’aujourd’hui, et ce normalement pour une dizaine de jours. Mais outre-Rhin on craint qu’il ne redémarre pas. Alors des pouvoirs publics aux entreprises, on se prépare à devoir limiter la consommation d'eau chaude, la température ou même l'intensité de l'éclairage public. Le recours de nouveau à plus de télétravail et aux centrales à charbon est également envisagé.     Invités   - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU - Alain Bauer, professeur au CNAM - Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement et auteur de "La guerre qui revient" - Élise Vincent, journaliste spécialiste des questions de défense - Le Monde - Philippe Dessertine, directeur de l’Institut de Haute Finance
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