Feux, canicule... Alerte sur la France La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Une fumée anthracite couleur d’apocalypse visible à des kilomètres et des flammes toujours pas maitrisées... Jamais la Gir onde n’a connu des incendies aussi dévastateurs. Plus de 1000 pompiers, trois Canadair et un avion Dash sont toujours mobilisés sur les feux monstres en cours. Depuis mardi, des brasiers avalent pinèdes et désormais habitations : près de 10 000 hectares de forêts ont été détruits ainsi que quelques maisons et des commerces. Plus de 12 000 personnes ont dû être évacuées. Des incendies qui touchent également le Sud-Est de la France, dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, attisés par des vents violents, la sécheresse et la canicule. 16 départements sont placés en vigilance orange, face à un "nouvel épisode de fortes chaleurs".   Les températures vont de nouveau grimper dès ce week-end, avec un pic de très fortes chaleurs attendu lundi 18 juillet dans tout le pays. La Bretagne et la Nouvelle Aquitaine pourraient notamment dépasser les 40 °C, avec 42 attendus par endroits en ce mois de juillet qui est déjà celui de tous les records. Et ce ne serait qu’un début ! Les météorologues estiment que ces phénomènes ont de grandes probabilités d’augmenter à l’avenir avec le changement climatique. Météo France a ainsi recensé 44 vagues de chaleur depuis 1945, dont 20 depuis 2010. Dans ce contexte, comment adapter nos sociétés à la récurrence des canicules ? Aujourd’hui les villes, où les surfaces asphaltées et les habitations denses emmagasinent la chaleur, ne se refroidissent plus la nuit, créant des "îlots de chaleur urbains". Pour lutter contre ce phénomène, des cités ont décidé d’adapter progressivement leur plan local d’urbanisme (PLU) à ces nouvelles contraintes météorologiques. Angers, par exemple, a fait le choix de la végétalisation. Au total, 20 % de son territoire est occupé par des zones végétales, ce qui représente 51 m² pour chacun de ses 148 000 habitants, vingt fois plus que la moyenne nationale. Lyon, de son côté, s’est tournée vers l’eau. La ville a décidé d’expérimenter des dispositifs d’arrosage de la chaussée dans le quartier de La Buire, ou encore à La Part-Dieu pour rafraîchir la surface. À cette initiative s’ajoute à une ambitieuse politique de gestion de l’eau, avec la remise à l’air libre du ruisseau de La Duchère ou la création d’un espace vert infiltrant les eaux de pluie.   Car ces épisodes de fortes chaleurs se combinent avec une autre problématique la sécheresse. Dans certaines régions comme dans le marais poitevin la guerre de l’eau a d’ailleurs déjà commencé : des agriculteurs construisent d'immenses réserves pour irriguer l'été. Les écologistes dénoncent la construction de ces "méga-bassines", accusées d’encourager un modèle agricole intensif et un dessèchement déjà à l’œuvre.   Alors quelle est la situation en Gironde ? Pourquoi les pompiers n’arrivent-ils pas à éteindre ces feux ? Que faire pour limiter l’augmentation du nombre d’incendies en raison de l’évolution du climat ? Comment les villes se préparent-elles à faire face à la multiplication des vagues de fortes chaleurs ? Enfin comment éviter la guerre de l’eau ?     Invités :   - Magali Reghezza, géographe – Membre du Haut Conseil pour le Climat - Nicolas Chateauneuf, journaliste sciences et environnement - France Télévisions - Éric Brocardi, porte-parole des sapeurs-pompiers - Françoise Vimeux, climatologue - Directrice de recherche à l’IRD - Anna Hubert, journaliste en charge des questions Énergie et Climat - contexte.com
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