La droite tentée par Macron La vidéo n'est pas disponible

présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé

Accentuée par la perspective des municipales, la décomposition politique se poursuit à droite. Deux semaines après la cuisante ... défaite du parti Les Républicains aux élections européennes (8,48 % des voix), une semaine après la démission de son président Laurent Wauquiez et quelques jours après le départ de Valérie Pécresse, 72 élus locaux ont exprimé hier leur soutien à Emmanuel Macron. Issues de la droite et du centre, ces 72 personnalités - pour la plupart maires (plus quelques autres élus locaux) - ont signé dans le Journal du Dimanche une tribune appelant à la réussite du président de la République et du gouvernement. Emmenées par le maire d'Angers Christophe Béchu, qui apparaît en première position de la liste des signataires, ces défections sont un nouveau coup dur pour l’ex-grand parti de gouvernement à droite, désormais sans chef et en phase de dépeçage.   Du côté de LREM où l’on multiplie depuis des mois les appels du pied à la droite, on se félicite de ces ralliements qui offrent l’opportunité de muscler un ancrage local encore très faible. « Cela met un point final au procès qui a été adressé au macronisme pendant les deux premières années, sur l’idée que nous serions hors-sol, coupés des territoires, coupés des élus », a ainsi estimé le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.   Reste à savoir s’ils seront suivis par d’autres. Invitée hier du Grand Jury LCI/RTL/ Le Figaro, la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France a été très claire : « Je quitte Les Républicains, mais je reste de droite et je reste dans l'opposition, et donc je ne partage pas du tout leur appel (…) Ma démarche ne brise pas l’unité », a ainsi assuré l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui entend s’investir dans le cadre de l’alliance que veut construire Gérard Larcher, président du Sénat, avec la droite conservatrice qu’incarne LR, le centre et la droite moderne qu’elle souhaite représenter. Valérie Pécresse ne fait donc pas de sécession et il n’y aura pas de groupe « Libres ! », du nom de son mouvement politique à l’Assemblée nationale.   Néanmoins cette clarification n’a pas calmé les adhérents Les Républicains, qui ne décolèrent pas, à l’image de Nadine Morano. « Valérie Pécresse ne veut pas le débat, elle veut une cour », a réagi la députée européenne. Deux semaines après la débâcle des européennes, le parti LR s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise et beaucoup se demandent : jusqu’où ira l'hémorragie ? À cet égard, le camp présidentiel va scruter de près le vote des députés et des sénateurs LR sur la déclaration de politique générale d’Édouard Philippe mercredi.   Deux ans après l’élection présidentielle, les élections européennes semblent concrétiser une nouvelle étape dans la décomposition du paysage politique amorcée en 2017 avec le nouvel effondrement de la droite, mais aussi le recul massif de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Le coup de massue des élections européennes (6,3 % des voix) semble avoir fortement fragilisé cette force politique où les critiques pleuvent en interne et ont conduit à plusieurs départs ces derniers mois. Dernier en date ce samedi, avec celui de l'ancienne porte-parole de la présidentielle de 2017, Charlotte Girard. Figure importante du parti d'extrême gauche, elle était notamment co-auteure du programme originel de LFI en 2016.     Invités :   • Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de « Paris Match ».   • Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de « Marianne ».   • Jean Garrigues, historien, spécialiste de la vie politique.   • Frédéric Says, éditorialiste à « France Culture ». 
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