Hugo Clément retrouve Anas, étudiant lyonnais devenu le symbole de la précarité étudiante. Le 8 novembre 2019, alors qu’il ... venait de perdre sa bourse d’études, il a tenté de s'immoler par le feu devant le Crous. Un an après, brûlé à 80% mais survivant, il nous lance un cri d'alerte et un témoignage bouleversant depuis sa chambre d’hôpital. Un peu partout, des étudiants s'organisent face à la précarité galopante en cette année 2020 où il est impossible de trouver un emploi étudiant. Lucine, 22 ans, a créé une association pour récupérer des colis de la Banque alimentaire et les donner gratuitement autour d'elle. Arthur a 18 ans, il vit dans une résidence universitaire dans le nord de Paris avec un frigo vide et une boule au ventre. Avec le confinement, il suit ses cours à distance, et chaque mardi soir, il fait la queue devant le centre universitaire de Clignancourt. C'est là que les Restos du Cœur se sont installés récemment pour distribuer des centaines de repas aux étudiants frappés par la précarité. Et chaque semaine, la file s'allonge... "Ce sont les nouveaux précaires, des personnes qu'on avait pas l'habitude de voir avant", explique Julien Meimon, d'habitude spécialisé dans l'aide alimentaire pour les sans-abris. Il organise deux distributions par semaine. Fin novembre, ils étaient environ 300 étudiants à attendre dans le froid de pouvoir récupérer un panier repas. Comme Jade, 23 ans, qui a perdu son job étudiant avec le reconfinement : "C'est très dur. Je pensais pas devoir faire la queue pour ça un jour."

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